Pourquoi Rik De Mil a choisi d'anciens entraîneurs principaux comme adjoints à Gand
C'est un staff qui cumule 268 matchs dirigés en Pro League, avec un entraîneur principal dont le total de rencontres coachées est à peine supérieur à un de ses adjoints. Rik De Mil, à Gand, s'est entouré de deux techniciens qui ont embrassé le poste de T1 dans leur carrière pour mieux revenir dans le costume de T2.
Mbaye Leye, arrivé la saison passée, et Hans Cornelis, débarqué au début de cette saison, sont deux des trois adjoints du staff des Buffalos. Dwight Waeytens, le troisième homme, est issu de Gand, avec quelques expériences à Bruges notamment.
Leye, 114 matchs comme entraîneur au Standard, à Zulte Waregem et à Seraing; Cornelis, 37 matchs à Lokeren puis à Charleroi, accompagnent donc De Mil, qui a dirigé son 117e match, à Genk, ce dimanche.
Une confiance absolue

L'attelage, sur papier, peut étonner puisque les adjoints pourraient avoir l'ambition de reprendre une place principale, un jour. Mais c'est la volonté de Rik De Mil, justement, d'avoir des adjoints qui sont toujours motivés à l'idée de revenir dans un costume d'entraîneur. Dans un monde concurrentiel, la confiance doit être entière et elle s'est tissée au fil du temps, après des conversations riches.
Cornelis, par exemple, ne connaissait pas De Mil avant leur aventure commune à Charleroi. L'adjoint avait expliqué, à l'époque, comment le lien avait été créé, et c'est ce travail commun qui a poussé l'entraîneur de Gand à le rappeler, cette saison.
Vincent Euvrard avant Gand – Standard : "Bernard Nguene mérite son nouveau contrat, c'est un garçon très prometteur"Leye, lui, a intégré le staff au début de l'année 2026, un mois après que De Mil est arrivé à Gand, en provenance de Charleroi. Les deux hommes ne se connaissaient pas plus que ça mais ils ont partagé les bancs du cursus de formation d'entraîneur, surtout, et le plateau de RTL-TVI pour analyser la Ligue des champions, parfois.
Le courant entre les deux hommes est bien passé et De Mil a perçu chez l'ancien attaquant un atout pour son staff, notamment dans la vision du jeu, en direct, pour assurer des ajustements en cours de match. Cornelis présente cette même qualité que l'entraîneur de Gand connaissait forcément.
Leye prépare l'adversaire, Cornelis l'entraînement et Waeytens les phases arrêtées
Cela doit rendre le trio complémentaire, au sein duquel chacun a connu, à des stades divers, l'expérience du T1 confronté à certaines situations qu'il faut désamorcer, ou anticiper, en match ou à l'entraînement. Les plans télé les montrent souvent en conversation, comme tout staff. Mais est-il possible d'avoir un temps d'avance, parfois, dans la prise de décision ?

Le quatrième homme du staff, Dwight Waeytens, arrivé de Zulte Waregem, n'a pas une riche expérience d'équipe première mais une grande connaissance du travail avec les jeunes puisqu'il a dirigé les équipes B du Cercle Bruges, en plus d'avoir travaillé avec les jeunes au Club Bruges, où il avait côtoyé De Mil.
Contrairement à ce qu'a annoncé l'IA, l'attaquant danois Miklos Molnar (ex-Standard) n'est pas mort : "Cet arbitre stupide a brisé mon rêve"Le cadre et les présentations faites, il reste à savoir qui fait quoi. Le quatuor travaille de manière collégiale sur les débriefings de match et la préparation du suivant. L'échange des opinions est riche et doit permettre de faire réfléchir, pour pousser un peu plus loin l'analyse.
Sur le plan individuel, chacun des adjoints, comme dans tous les staffs, a son champ de compétences et d'action : Leye a la charge de la préparation et de la présentation des adversaires; Cornelis organise les entraînements et Waeytens gère les phases arrêtées.
Chaque adjoint a un groupe de joueurs
De Mil, lui, chapeaute le tout, prend la décision finale mais toujours en lien direct avec un staff qui a une autre tâche, au quotidien, auprès des joueurs. Le groupe des Gantois est en effet divisé en trois sous-groupes, un par entraîneur-adjoint.
L'idée n'est pas neuve, elle avait été mise en place à l'époque du Standard version Ronny Deila, par exemple. Elle permet à chacun des assistants d'assurer le suivi auprès des joueurs, via des conversations individuelles ou des exercices spécifiques.
Sans grande surprise, Leye, par exemple, s'occupe des joueurs à vocation offensive mais il peut arriver que l'ancien entraîneur du Standard s'occupe d'un défenseur parce que le courant passe bien.
Les choses ne sont pas figées et c'est ce que De Mil recherche, pour tirer le meilleur de son groupe, qui occupe la tête du championnat, une première depuis trois ans.
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