Pourquoi le maire de Nice Eric Ciotti (UDR) demande la « révocation » du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko (LFI)

L’allié du RN Eric Ciotti a demandé mardi la « révocation » par le Conseil des ministres du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qu’il accuse « d’attiser la violence » dans le cadre du mouvement de blocage des lycées.

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LR

La rédaction

Créé le 6 octobre 2026 • 20:20

Mis à jour le 6 octobre 2026 • 20:20


Par ailleurs, Eric Ciotti a douté « de la sincérité de la colère de M. Lecornu cet après-midi » à l’Assemblée nationale où il a condamné les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute « répression policière ».
Par ailleurs, Eric Ciotti a douté « de la sincérité de la colère de M. Lecornu cet après-midi » à l’Assemblée nationale où il a condamné les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute « répression policière ».
Frantz Bouton / NICE MATIN

« Je demande la révocation de Bally Bagayoko en Conseil des ministres », a affirmé sur CNews le maire de Nice, soulignant que cette instance a la « faculté » de prendre ce genre de mesure « quand un maire trahit sa charge ».

« Il incite et attise la violence, alors qu’il est officier de police judiciaire et le représentant de l’Etat », a-t-il affirmé, assurant que si LFI arrivait au pouvoir « nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire ».

Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, lors de la Fête de l’Huma.

Le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la semaine dernière la justice contre Bally Bagayoko pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit ».

Soutenant les lycéens mobilisés, l’édile insoumis avait estimé la semaine dernière que « la violence, à un moment donné, peut être légitime ». « Mais chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux », avait-il aussitôt nuancé.

Par ailleurs, Eric Ciotti a douté « de la sincérité de la colère de M. Lecornu cet après-midi » à l’Assemblée nationale où il a condamné les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute « répression policière ».

« Sur le fond, il a totalement raison, mais on ne peut pas avoir un double discours. On ne peut pas dénoncer LFI après les élections et s’allier avec eux aux élections », a affirmé le député des Alpes-Maritimes, en allusion au barrage républicain contre le RN lors des législatives anticipées de 2024.


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