Pourquoi le dating en été est une véritable promenade de santé
Opinion.
Ce journaliste de l’hebdomadaire britannique “The Spectator” redécouvre le célibat et les rendez-vous galants. Mais il ne roule pas sur l’or. Aussi préfère-t-il largement le temps sec, propice aux pique-niques, au froid hivernal qui l’oblige à s’acquitter d’un onéreux repas au restaurant.
J’ai toujours été d’avis qu’une météo caniculaire était un temps à rencard. Non pas que les rencontres amoureuses soient uniquement possibles quand il fait chaud ou que l’humeur soit plus propice à l’amour quand les températures grimpent (ce serait plutôt l’inverse), mais quand j’étais jeune et célibataire, j’étais vraiment sur la paille. Comme l’a observé George Orwell dans Et vive l’Aspidistra ! avec une réplique si affûtée que Nancy Mitford la lui a ensuite piquée : “Il n’est pas facile de faire l’amour dans un climat froid quand on n’a pas d’argent.” Pour un rendez-vous d’hiver, il faut un restaurant, un cinéma ou tout du moins un quelconque lieu chauffé. Et ça, ce n’est pas gratuit. Les rendez-vous d’été, c’est aussi simple qu’une balade au parc.
Aujourd’hui, je suis vieux et célibataire, et je suis pauvre en liquidités, du moins jusqu’à la vente des biens acquis pendant mon mariage. (L’agent immobilier de mon ex-femme affirme que la belle saison est un temps à acheter une maison, mais je n’en ai pas encore vu la preuve.) Et c’est donc pour moi le retour des rencards pendant trois mois de l’année, durée maximale de la météo propice à l’amour dans un climat froid. Il y a quelques années, j’ai invité une femme à pique-niquer pour un premier rendez-vous à Hyde Park en septembr
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Source de l’article
The Spectator (Londres)
“Le Spectateur” est une institution de la presse britannique. Fondé en 1828, c’est le journal de référence des intellectuels et dirigeants conservateurs, mais aussi des eurosceptiques : The Spectator a soutenu la sortie de l’Union européenne lors du référendum de 2016 et continue de se montrer très critique vis-à-vis de Bruxelles. Réputé pour ses analyses et son ton incisif, il a appartenu de 1989 à 2024 au même groupe que The Daily Telegraph. L’ancien Premier ministre Boris Johnson en a été le directeur au tournant du millénaire (1999-2005).
Le 10 septembre 2024, The Spectator est tombé dans l’escarcelle de Sir Paul Marshall actionnaire de la chaîne de télévision conservatrice GB News. Le montant de la transaction, annoncé autour de 100 millions de livres, est particulièrement élevé au vu de la tendance au déclin de la valorisation des journaux britanniques.
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