Pourquoi et comment Gabriel Attal prône des « États-Unis d’Europe »
Le candidat Renaissance à la présidentielle a proposé une révolution des institutions du continent afin que l’Europe puisse retrouver « sa puissance face au retour des Empires ». Explications.
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Dans les locaux de Latitude, entreprise de Reims qui conçoit des lanceurs de satellites, Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle 2027, a présenté, jeudi 17 septembre 2026, le volet européen de son projet, un marqueur de sa campagne, le « projet d’une génération ». Plutôt que de voir la France devenir « le 51e État américain ou la 24e province chinoise », il souhaite qu’elle soit le moteur des « États-Unis d’Europe ».
● Constat
« L’Europe à 27 a atteint ses limites » face aux « continents-puissance (Russie, Chine, USA) », leurs « attaques » et « leur tactique pour nous diviser ». L’Union européenne avance avec « des boulets que nous nous sommes attachés, nous handicapant nous-mêmes », faisant référence à la concurrence intra-européenne et aux distorsions réglementaires. Gabriel Attal entend donc « déjouer les fatalités », ne pas se laisser « enfermer dans le confort du déclin », en résumé, « réveiller le rêve européen ».
● Économique, techno et écologie
Ces « États-Unis d’Europe » (EUE), l’ancien Premier ministre veut les concevoir via un fédéralisme dans trois domaines : « économique, technologique et écologique ». L’idée est de « faire naître des géants (IA, espace, santé, défense, informatique quantique, transports décarbonés, numérique, semi-conducteurs…) ». Pour tailler des croupières aux géants US et chinois, Gabriel Attal entend lever « une vingtaine de barrières en convergeant les taux de tous nos impôts et taxes, en créant un droit du travail commun, en émettant une dette commune ou en créant un droit des affaires unique… » Enfin, en matière d’écologie, les EUE décideront à leur échelle de « la trajectoire climatique, des moyens de la respecter, des investissements pour nous adapter aux bouleversements déjà engagés ».
Si « ce choix de l’unité » dans les trois domaines se réalise, « nous deviendrons la première puissance mondiale ».
● Pouvoir d’achat
Ce choix de l’unité, c’est celui « de la puissance », soit « la prospérité », donc « le pouvoir d’achat », a estimé Gabriel Attal en écho à l’inflation galopante et à la flambée des prix des carburants qui plombent le moral de beaucoup de Français.
● Référendum et élus actuels
Ces « EUE », dont les pays membres garderont leurs compétences régaliennes (défense, politique migratoire, justice, éducation…), Gabriel Attal entend les créer via « le premier référendum européen ». Qui se tiendra dans quels pays ? « Un noyau dur », « les pays fondateurs » du marché commun en 1957, huit à douze États étant espérés à la création. Quant aux institutions, les « actuels députés européens » des futurs États membres formeront un Parlement des EUE. Des États-Unis d’Europe qui auront à leur tête « un président élu au suffrage universel ».
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