5 façons de prolonger l’esprit des vacances à la rentrée

Life 30/08/2026 18:28

Ce n’est pas parce que la rentrée pointe le bout de son nez qu’il faut dire adieu aux petits plaisirs des vacances. Voici cinq façons de les intégrer à votre quotidien.

Le retour au bureau, à l’école ou aux habitudes de tous les jours ne doit pas forcément rimer avec grisaille et déprime

pixdeluxe / Getty Images

Le retour au bureau, à l’école ou aux habitudes de tous les jours ne doit pas forcément rimer avec grisaille et déprime

EN BREF
Pour prologer l’esprit des vacances, revivez vos souvenirs avec un journal ou un montage photo.
Intégrez des plaisirs estivaux dans votre routine, comme lire au soleil ou faire du sport, pour maintenir l’énergie.
Adoptez la sieste pour ses bienfaits sur le stress et planifiez un futur voyage pour rester positif.

L’IA au HuffPost.

Après des semaines de détente, de dépaysement ou d’apéros entre potes, la rentrée est là et, hélas, personne ne peut y couper. Mais ce n’est pas une raison pour oublier nos souvenirs de vacances et plonger tête baissée dans le rythme effréné du quotidien.

Car qui a dit que le retour au bureau, à l’école ou aux habitudes de tous les jours devait forcément rimer avec grisaille et déprime ? Voici cinq conseils pour prolonger la parenthèse estivale même une fois les valises défaites.

Se replonger dans ses souvenirs d’été

Se lever dès que le réveil sonne, se presser dans les transports, travailler, rentrer chez soi, et tout recommencer le lendemain… En revenant de vacances, notre train-train fatiguant a tôt fait de reprendre ses droits. D’où l’importance de ne pas oublier trop vite le repos et la sérénité que nous ont apportés nos quelques jours de congé estivaux, que l’on ait eu la chance de partir en vacances ou non.

Interrogé par le média américain New Scientist, Graeme McLean, professeur de commerce et spécialiste du comportement à l’université de St Andrews, au Royaume-Uni, conseille ainsi de ne pas hésiter à s’immerger à nouveau dans ses expériences d’été. « Se replonger dans ses souvenirs de vacances – par exemple en écrivant un journal intime détaillé, en créant un montage photo ou vidéo riche que l’on consulte régulièrement – pourrait activer des mécanismes psychologiques similaires (aux bienfaits des vacances, ndlr), même si des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer », assure le spécialiste.

Intégrer les plaisirs des vacances à sa routine

Au-delà de s’immerger dans ses souvenirs, on peut aussi essayer d’intégrer un peu de ses plaisirs des vacances à son quotidien. Évidemment, il va sans doute falloir faire une croix sur les apéros quotidiens ou les sorties jusqu’au bout de la nuit si l’on veut préserver sa santé, mais cela ne signifie pas renoncer à tout ce qui nous a fait du bien pendant nos congés.

C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué en 2024 dans l’émission de France Inter Grand bien vous fasse la psychologue Lisa Letessier : « Il est important de déterminer les éléments qui vous boostent, qui vous mettent en joie, parce qu’une fois que vous avez identifié vos sources d’énergie, vous allez pouvoir les réinjecter dans votre quotidien pour vous reconnecter à vos propres besoins durant toute l’année. »

Prendre son café du matin dehors, lire au soleil, préférer le vélo au métro, continuer à déguster des glaces… À chacun, donc, de trouver les petits plaisirs d’été à intégrer à sa routine quotidienne pour maximiser jusqu’à l’automne les bienfaits des vacances.

Prendre soin de soi

Promenades, baignades, balades à vélo… Quand on est en vacances, on a souvent tendance à bouger davantage. Pour éviter de retomber dans notre sédentarité, on peut tenter de conserver cette habitude saine en s’inscrivant, par exemple, à un club de sport, ou tout simplement en privilégiant la marche aux véhicules motorisés.

Côté alimentation, on continue à se faire plaisir mais on n’oublie pas de privilégier les fruits et légumes de saison pour faire le plein de vitamines avant l’automne.

Faire la sieste

C’est l’un des petits bonheurs des vacances : après le déjeuner, s’assoupir sur son livre sans culpabilité ni besoin de programmer son réveil pour se remettre à la tâche. Et si pour notre bien-être, on continuait à piquer un somme entre midi et deux ?

Nombreuses sont les études à avoir en effet démontré les bienfaits de la sieste sur les niveaux de stress, sur l’humeur, mais aussi sur la concentration ou la santé cardiovasculaire. Cet hiver, des travaux publiés dans la revue NeuroImage ont encore assuré qu’une sieste, même courte, favorise la détente et remet le cerveau dans un état propice à l’apprentissage et à la mémorisation de nouvelles informations.

De quoi nous déculpabiliser de fermer les yeux en cas de coup de barre en début d’après-midi, insistait il y a deux ans le médecin urgentiste Gérald Kierzek sur France Inter. « C’est bien de faire la sieste, et pour tout le monde, à la fois pour son corps, pour soi-même mais pour l’entreprise aussi, c’est un gain de productivité. Sur la durée elle va permettre de compenser des rythmes très irréguliers. » Nul besoin de dormir deux heures pour profiter des bienfaits de la sieste selon le médecin, qui ajoute que « même des microsiestes de cinq à vingt minutes » permettent de faire un « nettoyage cérébral et corporel » en faisant baisser notre taux de cortisol et de produire des antioxydants.

Programmer une nouvelle escapade

Et si, pour prolonger les bienfaits des vacances, il suffisait… De repartir ? Pas tout de suite, évidemment, mais d’ici quelques semaines ou quelques mois. En 2014, des chercheurs de l’Université de Cornell, aux États-Unis, ont démontré l’effet positif de l’anticipation d’une prochaine expérience à venir.

Cité par National Geographic, Matthew Killingsworth, coauteur de l’étude, confirme qu’organiser un séjour ailleurs que chez soi met du baume au cœur et permet d’envisager l’avenir avec optimisme. « Dans un sens, nous commençons à profiter du voyage dès que nous y pensons », indique-t-il. Pour cela, il n’est pas nécessaire d’avoir un budget faramineux ou de longues semaines de congés à poser : un court séjour près de chez soi ou chez des proches peut nous faire du bien, tant qu’il nous extirpe de notre quotidien. Ce qui compte, c’est avant tout de se créer, ne serait-ce que quelques jours, une parenthèse pour souffler.