"Plusieurs épreuves vont être serrées..." Pour quelles raisons faut-il suivre les Championnats de France Elite d'athlétisme d'Albi ce week-end ?
l'essentiel Les Championnats de France Elite d’athlétisme, prévus à Albi entre ce vendredi 24 et dimanche 26 juillet, serviront d’étape de sélection afin de déterminer les athlètes qui défendront la France à Birmingham.
Certains ont déjà le regard tourné vers Birmingham, mais beaucoup ont leur horizon encore très flou. Et c’est à Albi qu’il pourrait bien se dégager. De vendredi 24 à dimanche 26 juillet, la cité épiscopale accueille les Championnats de France Elite d’athlétisme, point d’étape crucial avant les Europe, prévus du 10 au 16 août outre-Manche. "Ces France vont nous permettre de commencer les sélections. Cela va aussi nous donner une idée concrète d'où en sont les athlètes dans leur préparation, et de voir si certains parviendront à faire la différence", plante Jean Galfione, manager du programme Los Angeles 2028.
Et si plusieurs forfaits de têtes d’affiche sont tombés ces derniers jours (Gressier, Samba-Mayela, Belocian, Renouard, Ducos), le champion olympique du saut à la perche en 1996 annonce tout de même de belles batailles sur la piste : "Plusieurs épreuves vont être serrées, et le titre de champion de France aura une grande valeur. Peut-être plus que certaines années. La sélection pour les Europe ne sera pas une récompense en soi, mais une chose méritée."
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Comme chaque saison, la Fédération française d’athlétisme (FFA) donnera la priorité aux deux premiers de chaque discipline, quand les 3es auront eux aussi des chances d’être retenus pour l’Angleterre. À condition toutefois d’avoir rempli les minima fixés par la FFA pour chaque épreuve, avec, de surcroît, une nouveauté cette année. "Il y a des minima A, vraiment difficiles, et des B, qu’il faut valider à deux reprises. Le but est d’apporter de la régularité, et non pas chercher à obtenir une énorme performance une seule fois. C’est une motivation en plus pour les athlètes, qui demande aussi un certain équilibre", justifie Galfione.
Des jeunes qui poussent
De nombreux participants voudront d’ailleurs confirmer, dans le Tarn, leur second minima B, quand d’autres chercheront à sortir de la mêlée pour "jouer la place" et s’assurer une présence dans les Midlands de l’Ouest. Ce sera notamment le cas sur le 1500m hommes, où la densité de prétendants au podium est conséquente, ou encore sur le saut à la perche, avec un Renaud Lavillenie qui participera à ses 21es Championnats de France Elite. Le 400 mètres sera également un temps fort du week-end avec un beau duel entre Samuel Vessat et Muhammad Kunta, le premier nommé ayant établi un chrono à 44’47’’ en juin, soit à un centième du record de France de Leslie Djhone, datant de 2007.
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Chez les femmes aussi, l’incertitude demeure sur quelques disciplines comme le 3000m steeple où Alice Finot aura fort à faire face à Clara Entresangle. Ou encore sur le 800m, sur lequel s’aligneront la nouvelle recordwoman de France de la distance Anaïs Bourgoin (1’55’’65, fin juin à Paris) et sa principale adversaire Rénelle Lamote. "On a pas mal de jeunes qui sont arrivés et qui ont donné une bouffée d’air à tout le monde, signale Jean Galfione. Des athlètes qu’on ne connaissait pas il y a deux ans peuvent sortir leur épingle du jeu. Les choses se mettent en place dans le bon sens." Pour Birmingham, mais surtout pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.