Plusieurs arrestations en Europe dans le cadre d'une vaste fraude aux téléphones portables, plus d'un million d'appareils usagés revendus comme neufs
Une série d'opérations menées à travers 19 pays européens, dont la Belgique, a permis de démanteler une vaste fraude impliquant la vente en ligne de téléphones portables, a indiqué le parquet européen (EPPO).
En 2 ans, Liège a perdu l'équivalent de 80 policiers temps plein : "ce n'est pas acceptable face à un certain nombre de phénomènes préoccupants"Plus d'un million d'appareils usagés ont été revendus comme des téléphones neufs pour un montant de près de 300 millions d'euros, selon un communiqué de presse publié ce mardi 29 septembre 2026.
Près de 160 perquisitions ont été menées dans ce cadre depuis samedi. Celles-ci ont permis l'arrestation de sept suspects en Autriche, en Allemagne et en Espagne, dont les deux chefs de l'organisation criminelle, a ajouté le parquet européen.
Selon les enquêteurs, les téléphones portables étaient assemblés à Hong Kong et aux Émirats arabes unis à l'aide de composants de seconde main, avant d'être envoyés aux Pays-Bas puis transportés vers des entrepôts en Allemagne. Les téléphones étaient ensuite commercialisés en tant que produit neuf sur plusieurs sites de vente en ligne européens. Plus d'un million de portables concernés par la fraude auraient été vendus depuis 2018.
Les auteurs présumés sont en outre suspectés d'avoir fait usage de sociétés écran, basées en Suisse et dans l'Union européenne, et de se trouver à l'origine d'une fraude fiscale d'un montant de 30 millions d'euros.
Des perquisitions dans plusieurs pays : Belgique, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Luxembourg…
Des perquisitions ont notamment été menées en Belgique, mais également en Allemagne, en Autriche, en Bulgarie, en Croatie, à Chypre, en Estonie, en Finlande, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, au Luxembourg, en Pologne, au Portugal, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Un témoin a aussi été interrogé au Royaume-Uni. La police judiciaire fédérale (PJF) belge a, entre autres, participé à l'opération.
Une grande quantité de preuves numériques et matérielles ont par ailleurs été saisies, a ajouté le parquet européen.