"Plus wallon qu'à Blankenberge ou à Nieuport" et de taille "intermédiaire" : à Coxyde, "il y a de l'ambiance… mais pas trop"

Contrairement à "Ostende l'urbaine", à "Knokke la huppée" à "Nieuport la nautique" ou au "Coq Belle Époque", Coxyde ne peut se targuer d'une identité bien trempée.

Certes, la commune n'est guère en manque de patrimoine : réserve du Hoge Blekker, tradition de la pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke, abbaye des Dunes, charmant musée Paul Delvaux à Saint-Idesbald… Mais si Coxyde séduit, c'est avant tout par son charme sans prétention et sa "taille humaine".

Coxyde Koksijde
©Bernard Demoulin
Coxyde Koksijde
©Bernard Demoulin

"C'est une station intermédiaire", résume Patrick. Ce pensionné de Jodoigne aime Coxyde pour, nous dit-il, sa juste mesure. "C'est moins gros que La Panne ou Ostende, mais ça conserve tout de même une certaine taille. Il y a de tout ici, sans être trop touristique, comme Blankenberge par exemple."

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"Avant, il y avait davantage de petits commerces"

En cette belle journée d'été, il y a foule sur la digue. Une digue sans multiples terrasses centrales et sans batterie de magasins. "C'est familial", sourit Charlotte.

La Namuroise vient chaque année à Coxyde depuis des années. "Les plages ne sont pas bondées. On aime bien justement le fait qu'il n'y ait pas trop d'animation. On cherche le calme. Il y a de l'ambiance... mais pas trop."

Coxyde Koksijde
Charlotte, de Namur, avec Bernadette et Anne-Françoise ©Bernard Demoulin

"On vient tous les ans", raconte à son tour Fabrice, de Quaregnon. "Depuis qu'on est enfant, on vient. Une question d'habitude ! On a nos petits coins. On aime le calme."

Coxyde Koksijde
Fabrice, de Quaregnon, avec Laurence ©Bernard Demoulin

Marie-Claire, senior d'Embourg en région liégeoise, se dit pour sa part "déçue par le nombre de magasins qui ont fermé" au fil des étés. Même déploration chez Frédéric, de Tournai : "Coxyde a changé. Avant, il y avait davantage de petits commerces."

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"Plus cher qu'en France"

À la terrasse d'un beach-bar, on croise la route de Français. Certes, il n'est pas rare de voir des vacanciers de la Côte d'Opale passer la frontière pour une excursion. Et vice-versa. Mais ces souriants vacanciers viennent de bien plus loin : "on est de Saint-Raphaël", raconte Grégoire.

Pourquoi Koksijde et pas une autre
Grégoire et Virginie, de Saint-Raphaël, en famille à Coxyde ©Bernard Demoulin

Anciens habitants du nord de la France, ces résidents de la Côte d'Azur ont gardé l'habitude de venir en famille à Coxyde durant l'été. "On adore la mer du Nord, ses croquettes à la crevette… Une vraie madeleine de Proust", s'amuse Virginie. "On vient ici pour changer de rythme et pour pouvoir faire des balades sans mourir de chaud."

Un bémol toutefois : le prix de la nourriture. "C'est deux fois plus cher ici qu'en France. C'est dingue !", s'exclame Virginie. Frédéric, de Tournai, ne le cache pas : comme bien des vacanciers de Coxyde et de La Panne, il lui arrive de passer la frontière pour aller manger un bout. "On y va de temps en temps. Avec ces prix !"

La DH avait notamment, l'été dernier, comparé les prix entre La Panne et Bray-Dunes, la première station de l'Hexagone. En France, on retrouve des moules dès 15,50€. La barre de la vingtaine d'euros est rarement franchie. En Belgique en revanche, les moules-frites tournent plutôt autour des 27 €.

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"Avant, c'était encore plus francophone"

Comme à La Panne, la langue de Molière est omniprésente sur la digue coxydoise. "C'est très francophone ici", se réjouit Hubert, de Brugelette. Le néerlandais, il ne le parle point. "Ici on ne nous rejette pas si on parle français. À Knokke et Blankenberge, on est moins acceptés en tant que francophones." "C'est sûr qu'ici c'est plus wallon qu'à Blankenberge ou à Nieuport", abonde Frédéric.

Pourquoi Koksijde et pas une autre
Hubert, de Brugelette ©Bernard Demoulin

Pour sa part, Marie-Claire juge qu'"avant, c'était encore plus francophone". "Coxyde s'est flamandisée", ose se plaindre la Liégeoise.

Enfin, côté parking, "ça va", témoigne Frédéric, de Tournai. "Nieuport est infernal. Ici, c'est plus tranquille." "On a un peu tourné avec la voiture et eu de la chance. Mais ça reste compliqué de se garer", souffle Patrick.


Pourquoi là et nulle part ailleurs ?

Cet été, La DH fait le tour des stations balnéaires belges. Avec une question : pourquoi cette station balnéaire et pas une autre ?

Premier épisode : Blankenberge

Deuxième épisode : Le Coq

Troisième épisode : Ostende

Quatrième épisode : Knokke

Cinquième épisode : La Panne

Sixième épisode : Nieuport

Septième épisode : Coxyde

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