Plus d'un tiers des Français se disent prêts à acheter un véhicule chinois: le prix reste le critère n°1 pour choisir une voiture en France selon une étude

Plus d'un tiers des Français se disent prêts à acheter un véhicule chinois: le prix reste le critère n°1 pour choisir une voiture en France selon une étude

Publié aujourd'hui à 20h09

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Si 48% des Français déclarent préférer les marques nationales, cet attachement trouve ses limites avec la question du prix, selon l'observatoire Cetelem de l'automobile 2027. Ils sont 71% à avoir déjà renoncé à une marque pour des raisons budgétaires.

Le prix reste le nerf du marché automobile. Pour 39% des automobilistes recherchant une voiture neuve, ce critère est en effet le critère numéro 1, selon l'observatoire Cetelem de l'automobile 2027, publié mardi 6 octobre. Idem pour 52% des acheteurs de voitures d'occasion, selon cette étude réalisée auprès de 15.770 automobilistes, dont plus de 3.000 Français, menée dans 13 pays (Allemagne Belgique, Chine, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Turquie).

Sont ensuite citées la sécurité (32% pour les voitures neuves et 26% pour les occasions) et la fiabilité (27% et 25%). La marque (18 et 16%), l'impact environnemental (10 et 7%) ou le pays de production (6 et 4%) sont bien plus marginaux.

À modèle équivalent, six automobilistes sur dix préfèrent une marque étrangère moins chère qu'une marque nationale. Encore faut-il que les automobilistes identifient correctement à qui appartient une marque, a souligné Flavien Neuvy, directeur de l'observatoire Cetelem, mardi en conférence de presse. Par exemple, une majorité ignorent que MG, qui était britannique, et Volvo, fondé en Suède, appartiennent à des groupes chinois depuis plusieurs années. En septembre 2025, MG a franchi le cap des 100.000 voitures livrées dans l'Hexagone.

En France, le prix revêt une importance encore plus grande : la moitié des Français (50%) citent le prix comme premier critère pour acheter une voiture neuve. Si 48% des Français déclarent préférer les marques nationales, cet attachement trouve ses limites avec la question du prix. Ainsi, ils sont 71% à avoir déjà renoncé à une marque pour des raisons budgétaires.

Ils sont même plus d'un tiers (37%) à se dire "prêts" à acheter un véhicule chinois.

"C'est beaucoup parce qu'on est au début de l'histoire", estime Flavien Neuvy, qui rappelle la défiance qui avait accompagné l'arrivée des marques japonaises et coréennes sur le marché.

En France, malgré un marché fragile, près d'un tiers des automobilistes prévoient également d'acheter un véhicule dans l'année à venir. Face à la hausse des coûts d'usage, avec l'explosion des prix des carburants, 60% des Français pensent acquérir un véhicule électrique ou hybride.

Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz, "sur les ventes de véhicules neufs, on a gagné entre 2 et 3 ans en termes de trajectoire vers la transition au 100% électrique", a expliqué à l'AFP Flavien Neuvy.

Dans les 13 pays étudiés, 76% des automobilistes accepteraient de payer un léger surcoût pour acheter une voiture nationale ou régionale (environ 5%). L'attachement aux marques nationales est le plus marqué au Japon (83%), en Allemagne (53%), en Chine (52%) et aux États-Unis (51%).

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