PER : les nouveautés à connaître
Le gouvernement a décidé de lutter contre l'optimisation fiscale abusive.
© jayk7
La Rédaction 28/09/2026 à 08:00, Mis à jour le 28/09/2026 à 08:00
Le recadrage du PER a eu pour objectif de supprimer l'optimisation fiscale abusive. Zoom sur les principales mesures.
Ces deux dernières années, le PER a subi des recadrages. Le premier d'entre eux, intervenu en 2024, a mis fin à la possibilité d'ouvrir un PER pour son enfant mineur. Une mesure anti-optimisation prise par Bercy. En effet, certains foyers fiscaux aisés utilisaient les versements sur le PER de leurs enfants mineurs pour déduire ces sommes de leurs propres revenus imposables. De plus, l'administration a rappelé que le PER est avant tout un outil pour préparer sa retraite. Il reste cependant possible d'en ouvrir un au profit d'un jeune majeur de 18 à 25 ans encore rattaché au foyer fiscal.
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Éviter les abus
Le second tour de vis a eu lieu cette année avec la loi de finances pour 2026, qui a instauré le relèvement des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % pour de nombreux placements, dont le PER. Désormais, les versements effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. La mesure s'applique rétroactivement aux versements faits depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Ici aussi, il s'agissait d'éviter les abus : certains contribuables retraités utilisaient leur PER comme un outil pour défiscaliser ou pour transmettre un capital hors succession avec des avantages fiscaux. Il reste possible de verser après 70 ans, mais les sommes ne réduisent plus l'impôt sur le revenu. En contrepartie, la part de capital récupérée correspondant à ces versements non déduits est exonérée d'impôt sur le revenu lors du dénouement du plan (seules les plus-values restent taxées).
Autre changement issu du budget 2026, mais cette fois-ci favorable aux épargnants : l'allongement de la durée du report pour les plafonds de déduction non utilisés. Jusqu'à l'an dernier, un épargnant pouvait mobiliser les plafonds de déduction non utilisés des trois années précédentes. Dorénavant, il peut remonter jusqu'à cinq années à partir des sommes versées en 2026. « Actuellement, seuls trois plafonds antérieurs sont utilisables. Le passage à cinq ans a été acté à partir de 2026, mais il ne jouera à plein qu'à partir de 2031, explique Henri Réau, directeur du développement de Placement-direct.fr, car il n'y a pas de rétroactivité. » L'intérêt sera de « permettre à des contribuables fortement imposés qui ont tardé à préparer leur retraite de rattraper plus rapidement leur retard en mobilisant davantage de plafonds non utilisés », note l'expert.
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