Pays-Bas. « C'est bon pour la santé » : une employée pratique l'Hyrox pendant un arrêt maladie, elle est licenciée
La carrière d'une jeune femme au sein d'une entreprise hollandaise déjà mal commencé en 2025 ; au printemps dernier, elle a fini sur un point d'orgue qui fait le tour des médias, peut-on lire sur le site 7 sur 7.
Dès son embauche, en 2025, elle demande à son employeur des horaires aménagés pour « contraintes personnelles ». À la place, l'employeur lui accorde des lundis libres - à la condition qu'elle récupère les heures manquantes. La salariée demande alors à passer en temps partiel. Elle essuie un refus. Ensuite, elle enchaîne les arrêts maladie.
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Quelque temps plus tard, elle a envoyé un message à son chef car, dit-elle, elle est gravement malade : « Je voulais te prévenir que j’ai la maladie de Pfeiffer (la mononucléose, NDLR) et une sévère infection de la gorge. Je ne suis pas en mesure de travailler pour le moment (...) Le médecin m’a dit qu’il n’y avait rien à faire et que je devais écouter mon corps. Le moindre effort m’épuise et je passe mes journées à dormir », a t-elle expliqué, le 13 mars 2026, par SMS.
Dans la foulée, si l'on peut dire, elle participe à une compétition d'Hyrox. Au programme, huit kilomètres et des épreuves de fitness.
« Le sport est bon pour la santé »
Informé de cette nouvelle, l'employeur contacte aussitôt son employée pour lui poser des questions. « Le sport est bon pour la santé », répond-elle.
Il la licencie sur-le-champ. L'employée l'attaque en justice. Elle explique que son arrêt initial est lié à des tensions dans son équipe. En outre, avance-t-elle, elle se justifie en disant qu'elle a bel et bien prévenu son entreprise de sa participation à l'évènement. Pour finir, elle avance qu'elle avait formulé une demande de congé à cette date.
Le tribunal estime que l'employeur dispose de « motifs légitimes » pour procéder au licenciement ; il rejette l'intégralité des demandes d'indemnisation de la requérante. De son côté, l'entreprise demande le remboursement des heures dues par la jeune femme. Notifiant que les parties n'ont pas conclu d'accord clair, le tribunal lui oppose un refus sur ce sujet.