Paul Seixas, avant les Grands Prix au Canada : « Je sais qu'à mon meilleur niveau, je peux être compétitif face aux meilleurs »

Une photo, deux Grands Prix, trois têtes d'affiche. L'habitué des lieux au centre du cliché, l'Australien Michael Matthews (35 ans), vainqueur du Grand Prix de Québec en 2018, 2019 et 2024 et de son pendant à Montréal en 2018, aurait pu donner des conseils aux jeunes pousses, le Français Paul Seixas et le Mexicain Isaac Del Toro, qui l'encadraient lors de la conférence de presse organisée mercredi à Québec, dans l'hôtel où logent tous les coureurs.

L'ÉQUIPE

publicité

L'ÉQUIPE

publicité

Rasé de près, contrairement à la semaine dernière lorsqu'il avait déjà donné de ses nouvelles en visioconférence, Paul Seixas a blagué devant les journalistes québécois sur sa découverte des lieux, lui qui mettait les pieds pour la première fois sur le continent américain.

« Il y a de la volonté et de l'énergie, et c'est ce qu'il faut en fin de saison, c'est là-dessus que ça marche »

Paul Seixas

Le leader de Decathlon CMA-CGM sait aussi qu'ici, à Québec ou Montréal, les Français réussissent bien (Julian Alaphilippe en 2025, Benoît Cosnefroy en 2022 et Thomas Voeckler en 2010, ainsi que quatre coureurs différents sur le podium) et il entend bien s'inscrire dans cette continuité.

L'ÉQUIPE

publicité

L'ÉQUIPE

publicité

« Je me sens prêt, mais le meilleur test ce sera la course. Forcément qu'il y a de la volonté et de l'énergie, et c'est ce qu'il faut en fin de saison, c'est là-dessus que ça marche, explique Seixas, assis sur une petite table haute, une bouteille d'eau devant lui. Je suis très motivé. Ce ne sera pas facile car il y a vraiment beaucoup d'adversité. C'est bien de pouvoir me jauger par rapport à eux. Ce sera un bon test pour valider la préparation. »

Une préférence pour le GP de Montréal, qui correspond davantage à son profil

Vendredi, sur le GP de Québec, puis dimanche, sur le GP de Montréal (deux courses à suivre sur la chaîne L'Équipe), Seixas estime pouvoir déjà faire le match avec les meilleurs, sans devoir passer par des courses de « montée en puissance » en vue des Championnats du monde, encore à Montréal (chrono le 20 septembre, course en ligne le 27), qui seront évidemment ses objectifs principaux avec l'équipe de France. « Maintenant j'ai plus de confiance en moi, assure le Français de 19 ans. Je sais qu'à mon meilleur niveau, je peux être compétitif face aux meilleurs. Tadej (Pogacar) n'est pas là (il a chuté sur la Vuelta puis abandonné) mais il y aura quand même les meilleurs coureurs du monde. Québec, c'est assez ouvert, pour les puncheurs, je sais comment est la course. Montréal c'est différent et ça me convient sûrement mieux, c'est plus physique. Quand ça se joue davantage à la pédale, c'est mieux pour moi. Montréal, ce sera plus avantageux pour mon profil. »

Entouré de Paul Lapeira, l'autre carte de Decathlon CMA-CGM sur le GP de Québec vendredi, Tiesj Benoot, Rasmus Pedersen, Stefan Bissegger, Nicolas Prodhomme et Noa Isidore au sein du collectif de la formation française, Seixas sera au centre des attentions en cette fin de semaine au Canada. Et il a l'air d'aimer ça.