Pau-Castres : "Il faut s’accrocher..." Quels changements Théo Vidal a-t-il apportés dans son entraînement au quotidien ?

l'essentiel Présent sur la feuille de match des cinq premières journées, lui qui sera aussi titulaire à Pau ce samedi 10 octobre, Théo Vidal a dû apporter plusieurs ajustements dans son quotidien afin de s’adapter aux exigences du Top 14, qu’il découvre avec le CO.

Grimper à une échelle en enchaînant rapidement les barreaux demande évidemment une dextérité particulière. Mais cette agilité, un numéro 10 comme Théo Vidal est obligé, et a surtout pour habitude d’y avoir recours dans son jeu sur le terrain. Arrivé cet été au Castres Olympique en provenance d’Albi en Nationale, le Bigourdan de 27 ans s’est rapidement confronté aux exigences du plus haut niveau. Au-delà des changements purement sportifs, Vidal souligne surtout un écart physique à surmonter : "Tu peux avoir le plus gros cardio du monde, si tu ne te prépares pas et n’enchaînes pas tous les week-ends, ça sera difficile à chaque fois sur le terrain."

Face à cela, l’ancien Albigeois n’a eu d’autre choix que d’adapter son mode de vie et de revoir ses phases de récupération. "Ici, on enchaîne beaucoup plus, que ce soient les entraînements ou les rencontres. Tu as match le samedi, repos le dimanche et tu repars dès le lundi. Et il faut être frais sinon quelqu’un d’autre prend ta place. En Nationale, on avait beaucoup plus de pauses. Là c’est notre sixième partie consécutive et il en reste encore quatre dans la foulée. C’est difficile, il faut s’accrocher."

Un rythme effréné qui pousse le natif de Saint-Lary-Soulan à alléger certaines de ses séances individuelles. "Pour mes séances de jeu au pied, je m’adapte. Par exemple, je les répartis beaucoup plus dans la semaine, avec moins d’intensité après les entraînements afin d’être le plus frais possible durant le week-end et les séances collectives de la semaine."

Face aux stars internationales

Mais derrière ces changements que lui-même contrôle et met en place, il y a également un quotidien chamboulé sur le plan psychologique. Car celui qui est également capable d’évoluer au poste de demi de mêlée doit apprendre à jouer avec et contre les stars de son sport, qu’il admirait il y a encore quelques mois devant sa télévision. "C’est sûr que tu les vois différemment à la télé que sur un terrain. À la télé, tu te dis que ce sont des internationaux de haut niveau, mais quand le mec est en face de toi sur le terrain, tu as juste envie de le plaquer", sourit-il, partageant encore vivre sur son petit nuage et profiter de ce plaisir de pratiquer une discipline qu’il aime.

Pour autant, c’est bien la cohabitation avec ses nouveaux coéquipiers qui semble marquer le plus le meilleur joueur de la saison 2025/2026 de Nationale. "Tu évolues avec des mecs qui sont internationaux dans de grosses nations : française, écossaise, néo-zélandaise, apprécie-t-il. Mais au final, ça reste un mec comme un autre et c’est ce qui est génial dans le rugby."

Le Haut-Pyrénéen n’a désormais plus qu’une idée en tête, poursuivre sa progression et son apprentissage du Top 14 face aux cadors du championnat. L’occasion sera belle ce samedi 10 octobre avec un déplacement périlleux au stade du Hameau sur la pelouse de la Section Paloise.