Patrick Bruel maintient sa tournée malgré les accusations : après le maire de Chartres, plusieurs autres villes réclament l’annulation de ses concerts

Il y a quelques jours, le magazine Voici révélait que Patrick Bruel avait décidé de maintenir sa tournée à venir, qui censée célébrer les 35 ans de son album à succès « Alors regarde ». Malgré les nombreuses accusations pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, suivies par plusieurs plaintes, puis une mise en examen en juin dernier, le chanteur n’a visiblement pas l’intention d’annuler les 35 concerts prévus pour célébrer cet anniversaire.

Mais il fait désormais face à un nouvel obstacle, qui pourrait l’empêcher de mener à bien ce projet. Ce jeudi 20 août, le maire de Chartres, Ladislas Vergne, avait déjà fait part de son intention de lever l’option de réservation de la salle prévue pour le premier concert de la fameuse tournée. « Dans ce contexte, il ne nous semble pas envisageable de maintenir cette date à la fois pour laisser la justice travailler sereinement et par respect pour la parole des victimes potentielles. » a-t-il confié à France Info, appelant ensuite la production à prendre ses responsabilités, en annulant d’elle-même. Dans la foulée, d’autres élus se sont manifestés en opposition au passage de la tournée de Patrick Bruel dans leur ville, comme ceux de Caen, de Tours ou encore de Reims.

« Le concert de Patrick Bruel est organisé dans une salle gérée par une société privée. (…) Le choix de l’annuler ou non revient donc au producteur de la tournée et à la société gérant la salle événementielle rémoise. » a cependant indiqué le cabinet du maire de Reims, à nos confrères de BFMTV. Ce samedi, c’est du côté de Montpellier et de son maire, Michaël Delafosse, que ça bloque : « S’il appartient à la justice, dans le respect des droits de la défense, de déterminer les suites des plaintes déposées à l’encontre de Patrick Bruel, les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues. (…) Je le dis clairement : il n’est pas le bienvenu à Montpellier ; nous sommes du côté des femmes qui courageusement prennent la parole. »