"Pas envie d'élever mon enfant dans cet environnement" : le gérant d'un bar à vin à Saint-Gilles jette l'éponge après plusieurs cambriolages
"J'attends un enfant en janvier prochain et je n'ai pas envie de l'élever dans pareil environnement". Les tentatives de cambriolages vécues par Eric Ribeiro, gérant du bar à vin Gamin !, sont la goutte d'eau.
Le 7 août dernier, il a surpris un cambrioleur dans son habitation. "Je me suis mis à sa poursuite, en vain. Il est parti avec les deux clés de notre voiture. Vers 4h, deux autres individus sont venus et ont tenté de s'emparer de la voiture mais sont partis en me voyant. Rebelotte à 7h30 avec encore deux autres jeunes."
Cambriolages à répétition, dans le quartier Bréart à Saint-Gilles: "Si quand on est en danger la police ne vient pas… on fait quoi ?"La police finit par interpeller l'auteur du cambriolage initial mais il est relâché cinq heures après son arrestation. Le mercredi suivant, Eric affirme avoir croisé le même individu devant son bar en train d'essayer d'entrer dans une autre maison. Il intervient avec l'aide d'un client. La police, alertée, se déplace et interpelle l'homme. Celui-ci est à nouveau relâché peu après.
Ce mardi, nouvel incident : deux véhicules sont incendiés dans la rue Vanderschrick. Ils s'ajoutent à d'autres véhicules endommagés ces derniers temps. "La police nous a assuré qu'il s'agissait du même groupe de personnes. Il s'agit d'une bande organisée aux profils distincts : des consommateurs de stupéfiants, chargés des vols dans les commerces et habitations, et des voleurs plus aguerris, spécialisés dans la récupération des véhicules. La police chercherait à identifier la tête de ce réseau", ajoute Eric.
Nouvel incendie volontaire d'une voiture à Saint-Gilles : deux autres véhicules ont été touchésLe mode opératoire des cambriolages consiste à s'introduire par les soupiraux pour vider le contenu des caves. "Les cambrioleurs sont à l'œuvre durant les périodes creuses. Le bar d'en face a été victime d'un cambriolage l'année passée pour un butin volé de 20.000 euros", ajoute-t-il.
Le bourgmestre de Saint-Gilles est particulièrement désespéré par cette situation. "Il s'agit de vols commis par des consommateurs de drogue pour faire du recel et s'acheter de la drogue. Deux auteurs ont été identifiés et l'un des deux a été arrêté mais cela continue. Nous avons fait un toutes-boîtes pour rappeler qu'il existe des primes de sécurisation des soupiraux, portes et fenêtres. C'est certain que la réponse judiciaire doit être plus forte car un sentiment d'impunité règne, et on ne peut pas mettre des policiers partout en permanence", conclut Jean Spinette.
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