"Pas d'accord" sans nouvelles recettes "substantielles": la France pose ses conditions pour trouver un compromis sur le futur budget européen

"Pas d'accord" sans nouvelles recettes "substantielles": la France pose ses conditions pour trouver un compromis sur le futur budget européen

Publié aujourd'hui à 13h01

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La présidence française a prévenu les représentants européens qu'elle ne signerait pas d'accord sur le budget européen sans l'inscription de nouvelles recettes substantielles. L'Élysée déplore pour le moment un budget basé uniquement sur des réductions de crédits.

La France tape du poing sur la table. Alors que les débats sur le budget européen restent enlisés, notamment par les demandes de coupes budgétaires des six pays frugaux, l'Élysée a manifesté son désaccord ce mercredi. À la veille d'un sommet européen à Bruxelles, la présidence a ainsi prévenu qu'un accord ne se ferait pas s'il ne respectait pas ses conditions.

"On voit les limites de la proposition qui est mise sur la table avec une approche qui serait focalisée exclusivement" sur des coupes budgétaires, a déploré l'Élysée. "Il n'y aura pas d'accord" sans "ressources propres substantielles" pour l'Union européenne".

Prévue pour la période 2028-2034 pour un montant proche de 2.000 milliards d'euros, les huiles de l'UE aimeraient le ratifier avant mai 2027 et une potentielle arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. La candidate RN, favorite des sondages, a réitéré ce mercredi son souhait de réduire de plusieurs dizaines de milliards d'euros la contribution française au budget européen.

L'Irlande propose 140 milliards d'euros de coupes

Ce lundi, la Commission européenne avait regretté les "coupes significatives" proposées dans le budget qui s'apprête à être discuté. L'Irlande, qui occupe la présidence tournante, a proposé 140 milliards d'euros de coupes supplémentaires, par rapport à la proposition initiale de Bruxelles. Celles-ci visaient essentiellement les dépenses dédiées à la compétitivité et l'aide au développement.

Cela n'a toutefois pas convaincu l'Allemagne, cheffe de ligne des frugaux, qui réclame des efforts encore plus importants. Au grand dam de la majorité des autres États-membres, dont la France, qui réclame un budget "ambitieux". Les négociations s'annoncent donc tendues, alors que le budget septennal doit être validé à l'unanimité pour être adopté.

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