Paris. « Sugar Baby », « Little Fuck », « Suck my Duck »... un vigneron jugé pour le nom de ses bouteilles

C’est l’association Addiction France qui avait porté plainte, lui reprochant des étiquettes ne respectant pas la loi Evin.

La rédaction -

Aujourd’hui à 07:30

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« Le vin doit aussi vivre avec son temps », se défend Nicolas Vellas. Photo d'illustration Sipa
« Le vin doit aussi vivre avec son temps », se défend Nicolas Vellas. Photo d'illustration Sipa

Un vigneron originaire de Teyran (Hérault), au nord de Montpellier, est jugé devant le tribunal correctionnel de Paris. Mais Nicolas Vellas n’était pas présent physiquement début septembre : il était en pleines vendanges. C’est l’association Addiction France qui avait porté plainte, lui reprochant des étiquettes ne respectant pas la loi Evin qui interdit la publicité attractive sur l’alcool, et ne tolère que des messages informatifs et descriptifs sur le breuvage.

Car le vigneron a eu l’idée de booster ses ventes en donnant à ses bouteilles des noms… particuliers. « Sugar Baby », « Bad Angel », « Little Fuck » ou encore « Suck my Duck ». Mais cela ne s’arrête pas là. Car les designs des différentes étiquettes sont aussi dans le viseur du tribunal, comme cet ange qui adresse un doigt d’honneur. Il y a même un coffret intitulé « Punish Me » dans lequel la bouteille est vendue avec jeu de plateau et un fouet, rapporte Radio France.

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À la barre, l’avocat de Nicolas Vellas tente de défendre le vigneron : ces références ne constituent pas un encouragement à consommer de l’alcool, mais plutôt à créer un « univers de convivialité ». L’avocat d’Addiction France répond  : « n’importe qui peut tomber » sur ces visuels qui sont affichés sur le site internet du vignoble, et « pas seulement le consommateur qui se balade dans les rayons, c’est donc évidemment publicitaire et manifestement illicite ».

Nicolas Vellas s’est défendu auprès de Midi Libre. « Le vin doit aussi vivre avec son temps. Nous respections scrupuleusement la loi Evin. Mais elle ne nous empêche pas de proposer un visuel artistique et décalé. » La décision sera rendue le 5 octobre.

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