Paris. Avant ses concerts, les fans de Céline Dion se ruent sur les produits dérivés

Attendu depuis sa mémorable performance lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024, le retour de Céline Dion dans la capitale ravit autant ses fans que les partenaires économiques qui profitent de la marchandisation de produits dérivés autour de la star. En seulement quelques heures, un simple pop-up store au milieu du troisième étage des Galeries Lafayette parisiennes est devenu le point de ralliement d’une communauté à la recherche d’un souvenir ou d’un objet incontournable.

C’est un personnel arborant fièrement le tee-shirt “I Love Céline Dion Paris” qui guide les clients à travers une gamme de produits dérivés. Les tee-shirts floqués de photos de la diva s’arrachent, mais ce sont des rééditions rétro d’anciennes éditions, signées “2026”, qui leur volent la vedette.

La boutique “Céline Dion” propose des tee-shirts, des vinyles et même des chaussettes. Photo Sipa/Lionel Urman

La boutique “Céline Dion” propose des tee-shirts, des vinyles et même des chaussettes. Photo Sipa/Lionel Urman

Des collaborations prestigieuses

Les collectionneurs se ruent sur les éditions anniversaires des albums cultes de 1995 et 1996, D’eux et Falling into You. Les adeptes ne cachent pas leur joie face aux bacs de vinyles remis en pressage. « Je suis venue spécialement pour l’occasion », confie Amandine, 42 ans, son vinyle sur le cœur. « En 1996, j’étais trop jeune pour m’offrir les souvenirs de la tournée. Trente ans plus tard, c’est un joli clin d’œil de pouvoir ramener ça comme souvenir. »

Noella, 52 ans, rencontrée jeudi matin par Le Parisien, était venue spécialement d’Amiens (Somme) avec sa fille pour l’ouverture du magasin. En quelques heures, cette employée dans la restauration hospitalière a dépensé 900 euros. Une dépense qu’elle assume pleinement. « Je ne suis pas partie en vacances cet été, j’ai économisé. Céline, c’est mon plaisir. »

Cette boutique éphémère – elle fermera dans un mois – est une initiative d’Universal Music, qui a orchestré des collaborations de prestige. Parmi elles, la marque Maje gère la distribution textile avec un succès fulgurant. « Nous réalisons à peu près 200 % du chiffre d’affaires que l’on avait prévu sur une journée. Et même sur les réseaux sociaux, on voit que les vidéos du store tournent en boucle, ça fonctionne vraiment bien », s’enthousiasme le responsable commercial de la marque.

L’autre sensation de ce pop-up est signée Pierre Hermé. Le célèbre pâtissier a imaginé une collection limitée de macarons haut de gamme, nichés dans des coffrets métalliques frappés du nom de “Céline Dion”. Trente ans après ses premiers triomphes parisiens, l’icône québécoise conserve un pouvoir d’attraction intact.