"Parigot dehors": face au surtourisme estival, des Parisiens en vacances ciblés par des actes de vandalisme dans le Finistère

La fin du mois d'août dans le Finistère a été marquée par des actes de vandalisme et des tags hostiles envers des Parisiens accusés de créer du "surtourisme" dans la région.

Mais qui en veut aux Parisiens? Chaque été, la commune de Penmarc'h (Finistère) et ses environs, voit sa population passer de 5.600 à 15.000 habitants avec l'arrivée de touristes. Si les commerces se réjouissent d'une telle démographie, cette forte présence de visiteurs, dont notamment de nombreux Franciliens, déplait à certains.

Depuis le début de l'été, des véhicules immatriculés en Île-de-France ont été rayés dans la commune de Plobannalec-Lesconil, à quelques kilomètres de Penmarc'h.

On peut y lire "non au parisien (sic)", "parigot dehors", ou encore "tourist go home refugees welcome" (touristes rentrez chez vous les réfugiés bienvenus, en français) sur un mur à Penmarc'h.

Des actes condamnés par le maire de la commune. "Je veux exprimer ma profonde indignation et mon écœurement au nom de la municipalité face aux dégradations commises sur des véhicules immatriculés dans la région parisienne", a-t-il déclaré sur Facebook.

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Pour des touristes de longue date, comme Françoise, qui visite le Finistère depuis 40 ans, cette défiance ne passe pas. "Si on respecte, je ne vois pas pourquoi on accepterait pas qu'on vienne. À partir du moment où on respecte les lieux et les gens, on a le droit de venir ici sans problème", juge au micro de BFMTV cette Bretonne de cœur auto-proclamée.

7,4 millions de nuitées en 6 mois

Chez Adrien Drezen, responsable du restaurant Lak Atao, l'afflux de touristes estival est essentiel pour le territoire, alors impossible d'expliquer ces violences.

"La Bretagne est une terre d'accueil, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de monde cette saison, mais on ne peut pas cracher sur les touristes qui créent de l'activité dans la commune", déclare-t-il.

Du côté de la municipalité de Penmarc'h, ces actes sont jugés "isolés", bien que "désolants". "On est tous un peu le touriste des autres, c'est ça qui fait la magie de la société: c'est le partage et la découverte. Notre territoire est magnifique et on est très contents de faire découvrir notre territoire à l'ensemble des Français, des Européens et du monde entier", commente David Le Berre, maire (SE) de la commune.

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