« On ne cautionnera jamais la violence » : en Bretagne, les proviseurs et personnels des lycées s’interrogent

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Sophie Prévost

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Obligés de sécuriser, voire de fermer leurs établissements, face aux débordements des manifestations lycéennes, les proviseurs bretons naviguent à vue. Comme les personnels, ils expriment leur soutien sur le fond. Mais ils rejettent et dénoncent toute forme de violence.

Lors de la journée d'action des lycéens, le jeudi 1er octobre, des poubelles ont été mises à feu par des manifestants, rue Jules Lesven, à Brest.
Lors de la journée d'action des lycéens, le jeudi 1er octobre, des poubelles ont été mises à feu par des manifestants, rue Jules Lesven, à Brest. (Photo d'illustration Mariwenn Carn/Le Télégramme)

« On sent une forte colère chez les jeunes. Il y a des revendications, portant notamment sur les conditions de travail, contre lesquelles on ne peut pas s’opposer. Mais cette frustration a tendance à leur échapper, avec de la violence qu’on ne peut pas cautionner. » Secrétaire académique SNPDEN-Unsa, représentant les personnels de direction de l’Éducation nationale pour la Bretagne, le Costarmoricain Benoît Duquesne témoigne, ce vendredi 2 octobre 2026, de la tension ambiante. Proviseur du lycée Rabelais, à Saint-Brieuc, il a lui-même été aux premières loges toute la journée. « Il y a eu un affrontement entre manifestants et forces de l’ordre, devant l’établissement, à 7 h 30 ce matin. On a réussi à discuter, la situation s’est pacifiée et les cours ont pu se tenir normalement pour deux tiers des élèves. Sauf que d’autres débordements ont eu lieu autour du lycée Freyssinet. »

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