"On en a bu pas mal" : le pari fou de deux Montpelliérains de 26 ans qui congèlent l’alcool en bâtonnet de glace
Le couple montpelliérain Pierrick Derrien et Sarah Lloancy, 26 ans, bouscule le marché estival avec Beez Freeze, une marque de cocktails transformés en glaces à bâtonnet. Créée à Montpellier, l’entreprise distribue désormais ses gammes dans les festivals et supermarchés
Des cocktails rafraîchissants, mais surtout glacés. C’est le concept imaginé par le couple montpelliérain Pierrick Derrien et Sarah Lloancy avec leur marque Beez Freeze, dont le nom fait référence à leur mascotte en forme d’abeille, symbole de leur engagement écoresponsable.
L’idée est simple : transformer un cocktail en glace à bâtonnet, à la manière des Mister Freeze, mais avec des saveurs originales, parfois alcoolisées*. Parmi les parfums proposés figurent notamment le mojito (classique, fraise ou passion), la piña colada ou encore le cola cherry. "C’est une façon totalement différente de consommer de l’alcool. C’est un glaçon qui fond progressivement dans la bouche et qui vient directement réveiller les papilles", explique Pierrick.
"Des galères avec les douanes"
Créé il y a un an, le concept, devenu depuis une véritable entreprise, n’a pas tardé à décoller en participant à de grands festivals français comme Les Déferlantes, le Fise, le Delta Festival à Marseille ou encore Family Pik Nik. Une réussite obtenue malgré les contraintes liées à l’alcool et le caractère inédit du produit. "On a connu six mois de grosses galères avec les douanes. Comme ce produit n’existait pas en France, elles ont dû créer une catégorie fiscale spécialement pour nous", se souvient le cofondateur.
Installé dans un laboratoire dans la zone de Fréjorgues, le duo de 26 ans produit désormais ses glaces à l’aide d’une machine dédiée. Mais les premiers essais ont été réalisés… dans leur cuisine. "Au début, on préparait les cocktails comme à la maison. On les congelait et on voyait si c’était bon. On en a bu pas mal, sourit Sarah. Il y avait aussi cette difficulté : l’alcool ne gèle pas forcément." La conception des recettes repose sur une exigence de qualité. "On utilise la meilleure partie du fruit, explique Pierrick. On est parti du principe que si un cocktail est bon à boire tel quel, il sera aussi excellent une fois congelé."
Aujourd’hui, trois gammes (alcoolisée, mixte et sans alcool) commencent à être distribuées dans les grandes surfaces, notamment à l’Intermarché de Près d’Arènes. Prochaine étape pour le couple : développer de nouvelles saveurs. De quoi rafraîchir les consommateurs tout l’été, tout en bousculant les codes du cocktail traditionnel.