"On a de la ressource" : accrochée et huée à Belgrade, l’équipe de France de Victor Wembanyama échoue d’un rien face au monstre Nikola Jokic

Victor Wembanyama et l’équipe de France de basket se sont inclinés 90-87 contre la Serbie de Nikola Jokic, jeudi à Belgrade, en match amical. Pour son retour en Bleu deux ans après la finale olympique de Paris, l’intérieur des Spurs retrouvera le public français dimanche à Orléans.

Pas encore la fête pour son retour : deux ans après son dernier match en Bleu, Victor Wembanyama a alterné comme les Bleus le bon et le moyen face à la Serbie d’un Nikola Jokic décisif, et vainqueur (90-87) du premier duel amical qui les oppose cette semaine.

Après son retour international sur les parquets, deux ans après la finale olympique perdue contre Team USA à Paris, l’intérieur des Spurs retrouvera cette fois le public français, dimanche à Orléans (18 h 00), pour un deuxième match sur la route des qualifications pour la Coupe du monde 2027.

"Ce n’est pas facile"

Nommé capitaine à l’occasion de cette fenêtre estivale, il aura sûrement à cœur, avec les siens, d’égaliser dans cette confrontation en deux actes, amicaux certes, mais qui n’en n’avaient que le nom malgré des absences de part et d’autre et des Français qui s’étaient retrouvés seulement quelques jours plus tôt.

"Ce n’est pas facile pour certains de se remettre dans des conditions comme celles-ci, a soulevé Frédéric Fauthoux, dans l’ensemble, tout le monde a fait son match avec le peu de temps qu’on avait". Malgré cela, les Bleus ont failli réaliser le "hold-up" parfait, poussant en fin de rencontre pour échouer finalement à trois points.

Symbole du soulagement serbe en fin de rencontre, le public de la Belgrade Arena a explosé sur le tir à trois points manqué d’un rien par Sylvain Francisco. "Le premier mot auquel je pense est la combativité, a souligné Wembanyama en conférence de presse, on a de la ressource".

Demandé pour les autographes et les photos, applaudi en partie à son entrée pour l’échauffement, "Wemby" avait aussi été copieusement hué au sein de l’arène qui a fait le plein jeudi. Dans cette affiche de gala, les locaux ont surtout reçu avec joie le retour de leur superstar Nikola Jokic.

Le sourire pour le Joker

"Le Joker", a été l’une des pièces maîtresse du succès du pays des Balkans. Il a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 20 points, un triple-double échappé de peu (8 passes, 9 rebonds), et une entrée en matière rapidement réussie.

De l’autre côté, Victor Wembanyama (10 pts) a dû trouver le temps de s’ajuster, coupable de trois pertes de balle en début de rencontre (6 au total), bousculé à l’image de cette perte sanctionnée par un panier de Nikola Djurisic (12-9). Expressif sur le terrain, aperçu en train d’échanger avec son coach, il a finalement repris du poil de la bête au bout de dix minutes.

Un symbole ? Son contre d’entrée de deuxième quart-temps sur Jokic, suivi peu de temps après par ce superbe dunk dos au panier, sur une passe d’Amine Noua, alors auteur d’une très belle entrée.

"On savait qu’ils étaient chez eux"

Et ce rôle de capitaine, "c’est tout autant un rôle en dehors que sur le terrain, a-t-il expliqué, il faut apporter un discours tout le temps positif et tenir tout le monde, dont moi, pour responsable de nos actions".

Si les Bleus avaient tenu le choc à l’issue de la première période, ils ont par la suite subi la loi des médaillés de bronze de Paris-2024, Jokic toujours à la baguette. "On savait qu’ils étaient chez eux, que cela allait être physique. On a eu de l’agressivité mais on doit aussi trouver l’intelligence et comprendre quelles sont nos forces défensives", a dit Rudy Gobert, parfois associé à Wembanyama.

Emmenés par un très bon Gerald Ayayi (10 points), les Français ont tout de même jeté un froid sur la Belgrade Arena (86-83) à une minute du terme. Mais malgré un rebond défensif, Wembanyama a vu son tir à trois points frôler le panier. Avant que Francisco ne manque quelques instants plus tard celui de l’égalisation.