OM : ce Parisien rêve de Marseille, mais quatre obstacles se dressent - Sport.fr
Grégory Lorenzi a avancé ses pions sur Ilan Kebbal pour succéder à Mason Greenwood. Le Marseillais du Paris FC est emballé, mais le dossier s’annonce très compliqué.
Sur le papier, c’est le genre de transfert qui s’écrit tout seul. Un ailier droit à trouver côté marseillais après le départ de Mason Greenwood vers Fenerbahçe. Un joueur né à Marseille qui n’a jamais caché son attachement au club. Une belle saison en Ligue 1 pour appuyer le tout.
Dans les faits, c’est nettement plus tordu.
Le profil colle, l’envie aussi
Commençons par ce qui va bien. Ilan Kebbal, 27 ans, sort d’un exercice abouti avec le Paris FC : neuf buts, cinq passes décisives en trente et une rencontres. Ailier droit de formation, capable de glisser en numéro 10, il coche à peu près toutes les cases du cahier des charges de Grégory Lorenzi.
Quant à ses sentiments, ils ne relèvent pas du secret d’État. Dans un entretien accordé au média Carré, l’international algérien avait résumé les choses sans détour : « Marseille, c’est ma vie ». Il ajoutait que l’OM était selon lui le meilleur club du monde, chose normale quand on est marseillais.
La Provence, qui révèle l’avancée du dossier, confirme que le joueur se verrait bien porter le maillot de son club de cœur.
Jusque-là, tout roule.
Quatre freins, et le plus gros est financier
Sauf que le quotidien local a aussi identifié quatre obstacles, et ils s’empilent vite.
D’abord le prix : il faudrait environ 10 M€ pour faire plier le club francilien. Un montant somme toute raisonnable sur le marché actuel — mais a priori incompatible avec les finances marseillaises, souligne le média. Le nœud est là, et il est serré.
Ensuite, le Paris FC n’a tout simplement pas l’intention de vendre. Liam Rosenior compte sur son ailier pour la saison à venir, et certaines sources évoquent même une récente revalorisation salariale sans prolongation de contrat — le genre de geste qui en dit long sur la confiance accordée.
Troisième frein, plus inattendu celui-là : le joueur lui-même s’interroge. Sur les garanties sportives d’un club qui disputera la Ligue Europa, et sur l’environnement marseillais. On peut aimer un club de loin et hésiter à s’y installer. Ça arrive plus souvent qu’on ne croit.
Enfin, Kebbal ne manque pas de prétendants. Plusieurs touches à l’étranger circulent, et le marché ne l’attendra pas indéfiniment.
Un mercato qui patine
Le contexte n’aide pas. Au 3 août, l’OM n’a toujours pas enregistré la moindre recrue, contraint de vendre avant d’acheter, avec un dossier Aguerd encore en suspens et un chantier ouvert dans les buts.
Des discussions ont eu lieu, rien n’est ficelé.
Autrement dit : le Marseillais est encore loin de Marseille.