“Numb/Encore” et ses cinq notes qui ont créé le choc esthétique majeur du “Miami Vice” de Michael Mann
Cinéma
Le morceau de Linkin Park et Jay-Z, dès la scène d’ouverture du film, collait parfaitement au souhait du réalisateur : dépoussiérer la série des années 1980 dans un geste de cinéma hyperréaliste, à la frontière des genres.
Colin Farrell et Jamie Foxx. Universal Pict./Forward Pass/Michael Mann Prod.
Par Augustin Pietron-Locatelli
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Publié le 01 août 2026 à 19h00
Qu’est-ce qui branche les djeuns ? On se plaît à imaginer la scène : Michael Mann, 62 ans au moment du tournage de Miami Vice en 2005, demande à son assistant réalisateur quelle est la musique du moment. Et l’autre de répondre, au hasard ou parce que ça lui plaisait bien : Numb/Encore, de Linkin Park et Jay-Z, méga-hit sorti à la fin de l’année précédente. C’est un mélange (mash up) de deux morceaux préexistants (Numb, de Linkin Park et Encore, de Jay-Z), une rencontre entre le nu metal (genre so 2000s) et le rap. Collaboration improbable, mais intense et étrangement juste.
Si les spectateurs ont vécu au cinéma le la-do-la ré-fa-mi introductif (l’ouverture de Numb) comme une déflagration,
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