Nouvelle épreuve dès ce mardi dans les écoles primaires : certains directeurs s’inquiètent
Prévu entre le 15 et le 30 septembre, le test CLE doit mesurer trois compétences de base en 4e primaire, mais son calendrier et ses comparaisons entre écoles suscitent des réserves.

Par la rédaction Publié le 15/09/2026 à 08:16 Temps de lecture: 1 min
A partir de ce mardi, les élèves de 4e primaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont confrontés à une nouvelle évaluation. Appelé test CLE, ce dispositif vise à vérifier leurs compétences en français et en mathématiques. Même s’il n’a aucun caractère certificatif, certains directeurs d’école s’interrogent déjà sur son utilité et ses conséquences.
Cette nouvelle épreuve externe concerne les élèves de 4e primaire de l’ensemble des établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’exception de l’enseignement spécialisé. Elle se distingue des examens comme le CEB, le CE1D ou le CESS, car elle ne détermine pas la réussite ou l’échec de l’élève. Les résultats ne figureront donc pas dans le bulletin et n’influenceront pas le passage en année supérieure.
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Une évaluation destinée à détecter les difficultés
Selon la ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny, le principal objectif du test est de vérifier si les élèves maîtrisent correctement les apprentissages fondamentaux en français et en mathématiques. Cette évaluation devrait permettre de repérer plus tôt les éventuelles difficultés et de mettre en place un accompagnement adapté.
Le test comprend cinq séances de 50 minutes : trois consacrées au français et deux aux mathématiques. Les écoles disposent d’une certaine liberté pour organiser ces différentes épreuves entre le 15 et le 30 septembre.
Trois compétences principales sont évaluées : calculer, lire et écrire.
Des résultats accompagnés de recommandations
Une fois les épreuves corrigées, chaque établissement recevra un rapport personnalisé. Celui-ci contiendra notamment des propositions destinées à adapter les pratiques pédagogiques en fonction des difficultés observées.
Les parents recevront également des informations individuelles concernant les résultats et l’évolution de leur enfant. Les performances des élèves pourront par ailleurs être comparées à celles d’élèves issus de classes considérées comme similaires en Fédération Wallonie-Bruxelles.
C’est précisément ce dernier aspect qui inquiète certains directeurs. Ils redoutent que ces comparaisons puissent progressivement conduire à une forme de concurrence ou de classement entre les écoles.
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Des interrogations sur la date et l’utilité de l’épreuve
Le choix de réaliser ce test dès le début de l’année scolaire fait également débat. Certains responsables d’établissements estiment qu’il aurait été plus pertinent de l’organiser en juin, lorsque les élèves ont déjà suivi une année complète d’apprentissage. Ils soulignent aussi qu’une autre évaluation est déjà prévue à une période proche dans l’enseignement libre.
Enfin, plusieurs enseignants s’interrogent sur la nécessité de cette nouvelle épreuve. Ils expliquent qu’ils disposent déjà d’outils et de pratiques d’évaluation régulières leur permettant de suivre le niveau de leurs élèves et de repérer leurs éventuelles difficultés.
Ainsi, même si le test CLE a été conçu comme un outil de détection et d’accompagnement plutôt que comme un examen sanctionnant les élèves, son calendrier, son fonctionnement et le risque de comparaison entre établissements continuent de susciter des réserves.
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