Notre série | Non, le cœur de Verviers n'est pas mort : Chez Fax, the place to be avec un patron "pro-Verviers"

Verviers, c'est sa ville "d'origine", celle dont il aime admirer "l'architecture", celle en qui il croit, celle "avec énormément de choses à faire et à découvrir", celle qui lui apporte son lot de petits bonheurs quotidiens, "celui d'échanger avec les gens." Fabrice Peeters, c'est celui qui a osé passer "après" le Vieux Bourg, cette institution verviétoise qui a déménagé en face du Grand-Théâtre. Défi relevé avec brio au printemps 2025 lorsqu'il retape tout le commerce, dans l'optique de le louer à un commerçant, et puis, "chaque fois que j'y venais, je ressentais que quelque chose se dégageait du lieu, une âme." Et c'est avec cette énergie qu'il voulait passer ses journées. Il décide de se lancer dans l'aventure et donne le surnom qui lui colle à la peau depuis son jeune âge, Chez Fax, et ça y est, une nouvelle vie professionnelle avait débuté pour le cinquantenaire. "Faut être un peu fou", partage-t-il. Il faut dire qu'il est loin d'être novice en la matière, le Verviétois a tenu pendant 15 ans un café du même nom place Albert 1er à Malmedy, jusqu'il y a dix ans. Ancien DJ, il a aussi travaillé à l'ancienne boîte de nuit Le Must, au zoning de Petit-Rechain, à l'ex-Villa de Henri-Chapelle et a été le boss d'une autre discothèque à Robertville.

Chez Fax, à Verviers
Chez Fax, un des cafés à succès de la place Verte avec une cinquantaine de places à l'intérieur et le même nombre en terrasse. ©DR S.RE.

Boire un verre sans se ruiner

Son endroit boisé et chaleureux de la place Verte, il l'a voulu "très social et familial", un lieu où les gens viennent autant pour boire un verre que pour se rencontrer, discuter et passer un bon moment. Et il l'ouvre volontiers à toutes les générations. D'ailleurs, ses deux enfants Alexandra et Adrien font partie des meubles. "Ils viennent régulièrement me donner un coup de main comme étudiants." Et en attirent pas mal à leur tour. Chez Fax détrône pas mal de lieux verviétois comme QG des étudiants. Le patron leur a dédié une salle chaleureuse à l'étage avec mange-debout, kicker, lumière et sono. "Le vendredi après les cours, les étudiants viennent partager un moment ici et le samedi, ce sont leurs parents, partage-t-il. On a vraiment ici la belle jeunesse verviétoise." Et aussi, les travailleurs, les touristes, "je suis surpris, il y en a pas mal", les promeneurs.

Tous peuvent y découvrir une carte différenciante, avec une philosophie claire : boire un verre sans se ruiner. Les prix restent accessibles, avec notamment l'eau pétillante et les softs à 2,50 €, contre plutôt 2,80 € ou 3,20 € ailleurs. Il choisit également librement les produits mis à l'honneur, comme la Cristal, bière limbourgeoise qu'il est actuellement le seul à proposer dans le centre de Verviers. Bières du mois, une trentaine d'autres en bouteille et une sélection de vins de qualité complètent la carte, à accompagner d'un panini ou d'une planche apéritive.

Je suis un convaincu et un pro-Verviétois

S'il reconnaît que la Ville a "touché le fond" des suites des inondations. "Aujourd'hui, elle remonte. J'invite vraiment les commerçants à venir s'installer à Verviers maintenant. Dans cinq ans, ce sera trop tard. Il y a une véritable dynamique qui se met en place, avec le Grand-Théâtre, la Cité administrative." Avis aux amateurs. "Si vous proposez un commerce de qualité, cela fonctionnera à Verviers."

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