« Notre assurance bébé ? » : le jour-J, dans les coulisses de la ponction des ovocytes (4/5)
Après dix jours d’injections et de surveillance, le moment est venu. La ponction des ovocytes est l’étape la plus concrète du parcours de conservation. De manière assez inédite, nous avons pu pousser les portes d’un bloc opératoire du CHU de Lille avec nos micros. « Notre assurance bébé ? » : épisode 4.
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Emma(*) est installée sur la table d’opération. Autour d’elle, une sage-femme, une infirmière anesthésiste, un anesthésiste et la gynécologue qui réalise le geste. À Lille, les patientes restent conscientes sous sédation et peuvent même discuter avec l’équipe pendant la ponction.
Pendant quelques minutes, la médecin guide son aiguille grâce à l’échographie pour aspirer le liquide contenu dans les follicules. Un geste rapide mais extrêmement précis.
Puis les tubes quittent le bloc. Ils sont placés dans une petite valise maintenue à 37 °C et transportés vers le laboratoire. Les biologistes examinent chaque goutte au microscope pour retrouver les ovocytes. Ceux qui peuvent être conservés sont ensuite vitrifiés dans de l’azote liquide à -196 °C.
Et arrive l’autre moment de vérité : le nombre. Combien d’ovocytes ont été prélevés ? Combien ont résisté jusqu’à la congélation ?
Pour certaines, la réponse est une bonne surprise. Pour d’autres, c’est la désillusion.
Un épisode au plus près du corps et de la médecine, mais aussi des émotions qui accompagnent ce moment où, après des semaines de démarches, le résultat ne dépend plus de soi.
« Notre assurance bébé ? » : une série de podcast à écouter ici
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