« Notre assurance bébé ? » : l’attente pour les femmes et les limites (2/5)
Treize mois : c’est, en 2026, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous en France pour une préservation ovocytaire sans raison médicale. À Lille, la demande est telle que le service a dû imaginer une organisation hors norme : une seule journée par an pour recevoir les nouvelles demandes. « Notre assurance bébé ? La congélation des ovocytes racontée de l’intérieur » : épisode 2.
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Le premier jeudi d’octobre est devenu un jour particulier au service d’assistance médicale à la procréation (AMP) du CHU de Lille. Les secrétaires savent qu’elles vont devoir gérer un véritable raz-de-marée. L’an dernier, elles ont reçu 270 demandes de conservation ovocytaire sociétale en une seule journée.
Pour les femmes, commence alors une course contre le temps. Il faut avoir entre 29 et 37 ans, habiter dans les Hauts-de-France et réussir à décrocher un rendez-vous. Mais avec les délais actuels, mieux vaut ne pas attendre ses 36 ans pour commencer les démarches.
Derrière ces chiffres, il y a pourtant des parcours très différents. Loin du cliché de la « working girl » qui repousserait sa maternité pour privilégier sa carrière, les femmes interrogées sont majoritairement célibataires ou récemment séparées. D’autres sont en couple mais ne réunissent pas encore les conditions pour avoir un enfant.
Et face à elles, des soignants pris entre leur volonté d’accompagner ce nouveau droit et les capacités limitées de l’hôpital. À Lille, le nombre de préservations sociétales est passé d’une soixantaine en 2022 à près de 200 en 2025. Mais les locaux, les équipements et les créneaux opératoires, eux, ne suivent pas au même rythme.
Dans ce deuxième épisode, Élodie Rabé et Justine Pluchard racontent cette attente, les femmes qui la vivent et les soignants qui tentent de faire face à cette déferlante.
« Notre assurance bébé ? » : une série de podcast à écouter ici
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