Neuf communes sont concernées : la zone Artuby-Jabron placée en alerte sécheresse jusqu’au mois d’octobre dans le haut Var
À la sortie du hameau de La Souche, à Comps-sur-Artuby, le thermomètre affiche 37 °C. Une température qui résume bien la situation que connaît actuellement le haut Var.
Par arrêté préfectoral, la zone Artuby-Jabron a été placée en « alerte sécheresse ».
La mesure concerne l’ensemble des territoires de Bargème, Brenon, Châteauvieux, Comps-sur-Artuby, La Bastide, La Martre, La Roque-Esclapon, Le Bourguet et Trigance.
La préfecture justifie cette décision par la baisse des débits des cours d’eau, qui ont atteint le seuil de déclenchement du niveau d’alerte, mais aussi par le déficit pluviométrique et la tendance annoncée à la poursuite d’un temps sec.
Quelles conséquences pour les habitants
Pour les habitants, plusieurs restrictions sont désormais applicables. L’arrosage des pelouses, massifs fleuris, espaces verts et jardins potagers est interdit entre 9 h et 19 h. Le lavage des véhicules chez les particuliers est également interdit. Le nettoyage des façades, toitures, terrasses, trottoirs et voiries est lui aussi fortement encadré.
Les piscines privées à usage familial sont également concernées. Leur vidange et leur remplissage sont interdits, à l’exception de certaines remises à niveau et, sous conditions, du premier remplissage de nouvelles constructions engagées avant la mise en place des restrictions.
Les fontaines publiques ou privées fonctionnant en circuit ouvert doivent être arrêtées, sauf dérogation. Plus largement, chacun est appelé à réduire sa consommation et à rechercher les éventuelles fuites sur les réseaux et installations.
L’agriculture concernée
Pour les ressources locales, l’irrigation par aspersion est interdite entre 9 h et 19 h. Les systèmes localisés, comme le goutte-à-goutte ou la micro-aspersion, restent autorisés. Les prélèvements effectués par canaux doivent être réduits de 20 %, ou faire l’objet de fermetures selon les modalités prévues.
Les usages prioritaires restent préservés : alimentation en eau potable, santé, salubrité, abreuvement des animaux, sécurité civile et notamment lutte contre les incendies.
L’eau provenant des réseaux publics doit être réservée en priorité aux besoins domestiques. Les maires peuvent aussi prendre des mesures plus contraignantes si la situation locale l’exige.
Ces dispositions resteront applicables jusqu’au 15 octobre, sauf nouvel arrêté. Le non-respect des restrictions peut être sanctionné par une amende pouvant atteindre 1.500 euros pour une personne physique.