Nathan Lambrechts, le Waremmien qui représentera la Belgique aux Mondiaux de padel: "Ne pas être sélectionné aurait été une petite déception"
Il y avait du monde, beaucoup de monde, une fois de plus, pour cette nouvelle manche du Major Tour de l'AFPadel organisée, de jeudi à dimanche, dans les installations du Midi de Petit-Rechain. "C'est une vraie réussite " nous confiait d'ailleurs l'un des responsables de la fédération samedi soir. Il faut dire que les joueurs liégeois occupaient une belle place dans les différents tableaux, notamment chez les hommes avec les présences de Maxime Petitjean, Guillaume Crasson, Jonas Bastin ou encore Arnaud Meessen. Mais le plus attendu n'était autre que Nathan Lambrechts, le tout frais sélectionné avec l'équipe nationale pour la prochaine Coupe du monde.
Et ce, d'autant plus que le Waremmien devait occuper le statut de tête de série numéro 1 de par son association avec Maxime Deloyer, multiple champion de Belgique en compagnie de Clément Geens. Mais le Bruxellois, retenu par un tournoi international, a finalement déclaré forfait 1h30 avant son entrée en lice, forçant Nathan Lambrecths à lui trouver un remplaçant au pied levé. "Dédé (NDLR: André Carrera), c'était un de mes premiers partenaires en 700, avec qui j'ai gagné des tournois d'ailleurs, sourit-il. Je m'entends super bien avec lui, je lui ai proposé et il était disponible. On y allait pour prendre du plaisir. Certes, j'étais un peu frustré pendant le match (NDLR: perdu au super tie-break dès l'entrée en lice du duo en huitièmes de finale) car j'avais un peu de mal à bien jouer. Pourtant, j'avais hâte de rejouer avec Dédé, qui avait mal au dos et qui m'a dit de prendre énormément de place en tant que joueur de gauche. Je n'ai pas hésité puisque je me suis parfois retrouvé dans sa grille (rires)."
Ambitieux avec l'équipe nationale
Mais l'actualité brûlante du joueur de 22 ans concerne évidemment sa première sélection avec l'équipe nationale. Une fierté… quelque peu dissimulée pour lui. "J'étais content, c'est sûr, mais ce qui est marrant, c'est que je pensais que je serais plus content que ça. Mais je pense que dans le sport, c'est comme ça. Quand tu as un objectif et que tu l'atteins, tu as encore envie de plus. Bien sûr, j'étais content, mais j'espérais vraiment être dedans. Si cela n'avait pas été le cas, cela aurait été une petite déception. "
De petite déception, il en serait aussi question si nos compatriotes ne rejoignaient pas la phase finale de cette Coupe du monde. Pour cela, il faudra terminer parmi les deux premières équipes (parmi 30) à l'issue de la phase qualificative organisée à Madrid du 22 au 26 septembre. "Il y a une grosse équipe, ce sont les Pays-Bas, analyse Nathan Lambrechts. On va dire qu'ils sont favoris, ils ont une meilleure équipe que nous. Mais logiquement, si on respecte les têtes de série, je ne pense pas qu'on est censé les jouer. Et les deuxièmes favoris, c'est nous. Il y a aussi la Grande-Bretagne qui a une bonne équipe. Mais l'idée, c'est d'aller au Qatar (NDLR: qui accueillera la phase finale de cette Coupe du monde en novembre). C'est tout à fait possible de ne pas se qualifier, mais ce serait quand même une déception."
Petite particularité quand même puisque Nathan Lambrecths, qui s'est fixé en tant que joueur gauche ces derniers mois, a été sélectionné en tant que joueur de droite par Pablo Abarca. "Je prends plus de plaisir à gauche, tranche l'intéressé. Certains disent que j'y joue mieux alors que d'autres disent que je suis bien à droite. Mais tant que je peux jouer à gauche, je le fais. Après, c'est vrai que j'ai été sélectionné à droite, mais si je joue, je pense que ce sera à gauche. Je peux jouer des deux côtés, je coach le sait et je pense qu'il a une petite idée. Ce sera une surprise, on verra bien. "
Le Top 300 mondial à portée de main
En fin d'année dernière, alors qu'on occupait le 487e rang mondial, le nouveau coach principal du Garrincha Liège nous avait dit vouloir rentrer dans le Top 300 d'ici fin 2026. Un objectif qui reste dans ses cordes puisqu'il pointe actuellement à la 346e place au classement FIP. "Je pense d'ailleurs que j'y serais déjà si je n'avais pas fait de mauvais résultats lors de deux tournois FIP silver. Mais il me reste encore sept ou huit tournois d'ici la fin de l'année, j'espère que ça va le faire, confie celui qui sait que la constance et le mental sont deux domaines dans lesquels il peut encore progression. Le fait d'avoir perdu deux ou trois matchs que je ne devais pas, cela me trotte un peu dans la tête. Je vais bosser un peu là-dessus car physiquement et en termes de jeu, je me sens bien. D'ailleurs, c'est marrant car je trouvais que je jouais extrêmement bien ces deux derniers mois, mais je n'ai jamais autant perdu. Il faut vraiment que je réussisse à être constant sur tout un match pour gagner ces rencontres-là. Je pense que je vais commencer à travailler avec un préparateur mental car je pense que j'en ai besoin. Car la confiance, ça joue beaucoup. "
Et on le sait, un joueur en confiance, quel que soit le sport, il est capable d'élever son niveau de jeu drastiquement !
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