Nathalie Baye, Nicolas Altmayer... Les fantômes bienveillants du 19e Festival du film francophone d'Angoulême

Anne Marivin, Sandrine Kiberlain et Isabelle Huppert avant la cérémonie d'ouverture de la 19e édition du Festival du film francophone d'Angoulême, le 24 août 2026 à Angoulême, en France.

Anne Marivin, Sandrine Kiberlain et Isabelle Huppert avant la cérémonie d'ouverture de la 19e édition du Festival du film francophone d'Angoulême, le 24 août 2026 à Angoulême, en France.

© Arnold Jerocki/Getty Images

La 19e Festival du film francophone d'Angoulême a ouvert ce lundi 24 août avec la présentation en avant-première de « Ni vue, ni connue » de Marc Fitoussi, avec Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain.

Ce fut une cérémonie d’Angoulême très particulière. Non pas que le succès du Festival du film francophone ne se démente. Au contraire, comme l’a souligné le maître de cérémonie Patrick Fabre, la fréquentation du rendez-vous cinéphile monte année après année, en dépit des pandémies et des canicules. La soirée était comme hantée par des fantômes bienveillants, ceux du peuple khmer, tout d’abord. L’altesse cambodgienne, la princesse Norodom Arunrasmy a ouvert la 19e édition du festival, qui rendra un vibrant hommage au cinéma cambodgien. « Le sourire khmer sera celui de la francophonie et de la résilience », a-t-il déclaré. Huit longs métrages cambodgiens seront projetés, dont les fictions de Rithy Panh  (« Rendez-vous avec Pol Pot ») et le très beau « Diamond Island » de Davy Chou.

Une pensée pour Nicolas Altmayer

Et bien sûr impossible de ne pas penser à Nathalie Baye. Après avoir inauguré une place à son nom et une expositions de photos, le Festival lui a réservé un bel hommage lundi soir. « On a tous quelque chose de Nathalie ». Les beaux mots de Jean-Pierre Lavoignat ont touché au coeur et fait couler quelques larmes.

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Président du jury, Franck Dubosc a aussi détendu l’assistance par sa féconde faconde, avant de se voir offrir les clés de la ville d’Angoulême. « Je ne serai président que cinq jours, je n’aurai pas le temps de me faire détester comme les autres », a-t-il déclaré, dans un sourire, avant, sur un ton plus grave, d’avoir une pensée pour Nicolas Altmayer, producteur décédé suite à un accident de voiture. Des fantômes bienveillants, encore et toujours. Maintenant, place au cinéma. 

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