Moselle. TGV en panne : « 24 heures pour faire Cannes-Metz, c’est un peu abusé »

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On dit que les voyages forment la jeunesse… Mais ils peuvent aussi se transformer en véritable galère. Les Messines Alix et Nina en ont fait les frais. En raison de pannes de trains, elles ont mis près de vingt-quatre heures à rejoindre Metz depuis Cannes. Elles racontent…

Le Républicain Lorrain -

Hier à 20:11 | mis à jour hier à 21:44

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« Une nouvelle procédure a été mise en place cet été, suite aux épisodes caniculaires : quand la climatisation ne fonctionne plus, les portes du train s’ouvrent pour faire rentrer l’air frais », indique la SNCF.  Photo illustration Hugo Azmani
« Une nouvelle procédure a été mise en place cet été, suite aux épisodes caniculaires : quand la climatisation ne fonctionne plus, les portes du train s’ouvrent pour faire rentrer l’air frais », indique la SNCF.  Photo illustration Hugo Azmani

Alix et Nina viennent de passer une semaine de vacances à Cannes. Mardi 25 août, à 19 h 30, elles s’installent dans un train de nuit, direction : Paris. Après une étape gare de l’Est, elles doivent arriver à Metz à 9 h 44. Mais après trois heures de retard lors du premier trajet et une correspondance manquée, les voici dans un train victime d’une avarie. En raison d’un incident technique dont l’origine exacte est, pour l’heure, indéterminée, le TGV s’arrête en gare de Meuse TGV. « On s’est retrouvés sans climatisation, fenêtres et portes fermées. Il faisait très chaud. Étouffant même. Ça a duré au moins deux heures. Les gens râlaient, des personnes ont fait des malaises. Dans le wagon, une dame, médecin, les a aidés. » Les agents SNCF finissent par ouvrir les portes, « et puis ils nous ont proposé de l’eau gratuitement. Le personnel dans le train faisait de son mieux. Les pompiers sont venus pour voir si tout le monde allait bien. Et on nous a dit qu’il fallait changer de train. »

Vers 18 h, la décision est prise d’évacuer les 300 passagers du train. Alix et Nina soupirent : « Ça n’a pas été facile. Les gens étaient stressés, énervés. Ils avaient chaud et tout le monde avait hâte de sortir. » Des agents SNCF ont été appelés en renfort pour accompagner les plus vulnérables ou à mobilité réduite. « Des jeunes les ont aidés. » Comme Eric, la trentaine. « Il était dégoûté parce qu’il allait rater son bus et qu’il ne savait pas où il allait dormir ce soir… » Alix et Nina ont eu plus de chance. A leur arrivée gare de Metz, à 19 h, elles ont pu regagner chacune leur domicile. Alix calcule : « On a mis vingt-quatre heures pour faire Cannes-Metz, c’est un peu abusé. » Quant au TGV touché par cette avarie, « il va être acheminé vers nos ateliers de maintenance », indique la SNCF.

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