Moselle. Site Seveso en feu près d'Amnéville : le jour d’après
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Site Seveso en feu près d’Amnéville : le jour d’après
Une partie des 135 sapeurs-pompiers mobilisés dimanche dans la zone industrielle de Gandrange ont opéré toute la nuit pour éviter une reprise des flammes. Dimanche vers 9h30, c’est l’entrepôt de Safe Suez, renfermant des déchets industriels et classé Seveso, qui partait en fumée. Obligeant 30 000 habitants du secteur à se confiner. Ce 3 août, c’était retour à une vie normale.
L'Est Républicain -
Aujourd’hui à 13:18 | mis à jour aujourd’hui à 14:08
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La vie a repris son cours, ce lundi 3 août à Mondelange et dans les alentours. Même si une certaine odeur âcre se fait sentir par moments, en fonction de la force du vent. Vingt-quatre heures plus tôt, c’est toute une vallée de l’Orne qui était en émoi face à cette grosse colonne de fumée noire qui s’élevait dans le ciel, et qui partait de l’entrepôt en flammes de Safe Suez, sur le site industriel de Gandrange. Face au risque chimique mais aussi en raison du sens du vent, les autorités invitaient la population des communes environnantes à se calfeutrer et à se confiner. Soit 30 000 habitants tout de même ! Finalement, les Mosellans de l’Orne pouvaient respirer, dans les deux sens du terme, peu avant 17h, quand les résultats des mesures atmosphériques tombèrent : les fumées noires s’échappant du site n’étaient pas toxiques. Mais pour les sapeurs-pompiers mobilisés (135 au plus fort de l’intervention), le combat contre le feu était loin d’être terminé.
Ce lundi, l’activité économique avait repris comme si de rien n’était sur le site industriel de Gandrange. Les camions venaient livrer les entreprises ou sortaient du dépôt. Photo Armand Flohr
Dans la matinée de ce lundi, ils étaient encore une vingtaine, selon nos informations, à se trouver sur place. Toute la nuit, les équipages restés sur place, et qui se sont relayés, ont poursuivi le noyage des derniers points chauds. Une cellule de soutien sanitaire opérationnel (SSO) demeurait également sur le site pour la prise en charge des intervenants, tandis qu’une autre cellule de ravitaillement assurait un soutien logistique à ces hommes et femmes, volontaires comme professionnels, qui n’ont pas compté leurs heures.
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Après le ballet des pompiers, celui des semi-remorques
Mais déjà, aux premières lueurs du jour, l’activité industrielle reprenait sa cadence habituelle (à l’exception bien sûr de Safe Suez) : le site était animé par le ballet des semi-remorques venus livrer les entreprises présentes sur la zone. Actifs, jeunes gens profitant de leurs vacances ou de leur jour de repos, retraités : chacun menait un lundi « normal », comme si rien d’exceptionnel ne s’était déroulé la veille. « J’attends mon amie qui termine son travail. On va rentrer puis on fera les courses cet après-midi », témoigne Daniel, attablé au fast-food du coin.
Le retraité de 66 ans revient malgré tout sur ce dimanche pas comme les autres, lui qui habite Mondelange depuis toujours : « Des petites “choses”, j’en ai déjà vu ici. Mais un incendie comme celui-là, jamais. C’était quand même inédit. » Avec son amie Isabelle, Daniel a respecté les consignes de confinement, même si sa commune n’était pas sous la menace directe de cette inquiétante fumée noire. « Nous sommes restés enfermés et on a baissé les volets pour éviter que des particules n’entrent. » « Sur le coup, ça fait peur car il y avait cette grosse fumée noire, ajoute Isabelle qui vient d’arriver. Et ce que l’on pouvait voir dans les médias ou sur les réseaux sociaux, ça ne rassurait pas non plus. »
Quand la levée du confinement fut décidée, le couple a poussé un ouf de soulagement. Et ne s’inquiète pas pour la suite : « On croit les autorités quand elles disent qu’il n’y a pas de risques pour la population. » Daniel relativise : « Ce qu’il s’est passé hier (dimanche) reste unique, mais ce n’est rien comparé aux incendies de forêt dans le Sud…»
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