Mort d’Edouard Balladur : "grand serviteur de l’État", "fidèle de Pompidou"… les réactions à la mort de l’ancien Premier ministre

L’ancien Premier ministre Edouard Balladur est mort ce lundi 31 août, a annoncé sa famille. Le rival de Jacques Chirac, en 1995, s’est éteint à l’âge de 97 ans. La classe politique lui a rendu hommage.

Il fut ministre, Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle de 1995. Édouard Balladur est décédé ce lundi 31 août à Paris à l’âge de 97 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. "Une messe sera donnée dans la stricte intimité familiale", a ajouté la source, sans plus de précision.

L’annonce de la disparition du Premier ministre de François Mitterrand de mars 1993 à mai 1995 a été largement relayée par la classe politique.

Édouard Balladur avait consacré sa vie à la Ve République.

Député de Paris, ministre puis Premier ministre, ce fidèle du Président Pompidou qu’il accompagna durant son mandat avait la France au cœur. Il en fut le serviteur exigeant, mesuré, dévoué.

Je salue sa mémoire et… pic.twitter.com/PrdwlIvgAm

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 31, 2026

Le président Emmanuel Macron a sobrement salué "un fidèle du Président Pompidou" dans un message sur X.

Les hommages à droite

Avec la disparition d’Édouard Balladur, la France perd un grand serviteur de l’État et une figure majeure de la Ve République.

C’était un réformateur, convaincu que gouverner, ce n’est pas seulement administrer le présent : c’est préparer l’avenir, même lorsque les décisions… pic.twitter.com/MD5hn5fMjr

— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) August 31, 2026

Le président de la Région Hauts-de-France et candidat à la présidentielle de 2027 Xavier Bertrand écrit sur X qu’avec cette disparition, "la France perd un grand serviteur de l’État et une figure majeure de la Ve République." Il retient également "sa rigueur, son sang-froid, son indépendance d’esprit, sa grande culture et son profond sens de l’État."

Un autre candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a rendu hommage à une "figure du gaullisme, attaché à ses convictions de droite et libérales autant qu’à une forme de modération dans leur expression"

Le maire de Cannes, David Lisnard, a, lui, salué un homme qui "demeura jusqu’au bout de sa vie un esprit brillant et libre."

Les mots de Nicolas Sarkozy

Lancé en politique par Balladur, Nicolas Sarkozy s’est exprimé dans un long message publié sur X. L’ancien président de la République a témoigné de sa tristesse : "Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami. J’ai travaillé à ses côtés pendant de longues années et je n’aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance et sans son amitié. Il s’est tenu auprès de moi dans les bons moments comme dans les épreuves, et son affection ne m’a jamais manqué."

En apprenant la disparition d'Édouard Balladur, je ressens un profond chagrin. Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami. J'ai travaillé à ses côtés pendant de longues années et je n'aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance… pic.twitter.com/VJgHd7V5Br

— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) August 31, 2026

"Son existence a été longue, mais son départ laisse un vide immense. Je pleure ce soir la perte de l’un des hommes qui aura le plus compté dans ma vie. Qu’il repose en paix aux côtés de son épouse", a conclu Nicolas Sarkozy.

L’hommage du maire de Montpellier

Comme des milliers de lycéens, je suis souvent descendu dans la rue quand Édouard Balladur fut premier ministre ( révision de la loi Falloux, SMIC jeune). Il était fondamentalement de droite mettant en œuvre ses idées, ne transigeant pas avec l’extrême-droite, c’est un homme…

— Michaël Delafosse - Maire de Montpellier (@MDelafosse) August 31, 2026

Sur X, le maire de Montpellier Michaël Delafosse a écrit : "Comme des milliers de lycéens, je suis souvent descendu dans la rue quand Édouard Balladur fut premier ministre (révision de la loi Falloux, SMIC jeune). Il était fondamentalement de droite mettant en œuvre ses idées, ne transigeant pas avec l’extrême-droite, c’est une figure de la Veme République qui s’est éteint ce soir".