Mort à 61 ans de Nicolas Altmayer, producteur de la saga OSS 117 et figure majeure du cinéma français
Figure très connue du cinéma français, le producteur Nicolas Altmayer est décédé le 18 août 2026 des suites d'un accident de voiture à Airvault, dans les Deux-Sèvres. Sa femme, Mathilde Favier, a également trouvé la mort.

Nicolas Altmayer, figure emblématique du cinéma français, est décédé le 18 août 2026 à l'âge de 61 ans. Selon l'AFP, le producteur a perdu la vie dans un accident de la route à Airvault, dans les Deux-Sèvres. Sa compagne, Mathilde Favier, figure de la maison Dior, a aussi trouvé la mort dans l'accident à l'âge de 56 ans.
D'après les premiers éléments connus, le couple circulait dans une voiture de la marque Mini. "Le véhicule a percuté un poids lourd circulant en sens inverse, alors qu’ils doublaient un autre véhicule", a signalé le parquet.
Bestimage
Le cinéma français a perdu l’un de ses producteurs les plus éclectiques, figure incontournable de la production hexagonale. Nicolas Altmayer s’est éteint brutalement après une carrière consacrée à accompagner des cinéastes aux univers aussi différents que populaires.
Avec son frère Éric, il avait fondé Mandarin Films en 1996, une société devenue l’un des acteurs majeurs de la production française. En près de trois décennies, les deux frères auront contribué à faire émerger une filmographie qui refuse les frontières entre cinéma populaire et cinéma d’auteur.
Des comédies comme Brice de Nice et OSS 117 côtoient ainsi des oeuvres de François Ozon, Bertrand Bonello, Anne Fontaine ou Rémi Bezançon. Nicolas Altmayer avait commencé sa carrière dans les métiers financiers de la production, avant de mettre cette expérience au service d’un véritable goût pour les histoires et les réalisateurs.
Son parcours aura notamment été marqué par Dans la maison, Jeune & Jolie, Frantz, Les Innocentes, Grâce à Dieu Saint Laurent et Été 85. Plusieurs de ces films ont été nommés aux César, tandis que les frères Altmayer recevaient en 2017 le prix Daniel Toscan du Plantier, récompensant les meilleurs producteurs de l’année.
Au-delà des chiffres et des récompenses, Nicolas Altmayer incarnait une certaine idée du métier de producteur : celle d’un homme de l’ombre capable de prendre des risques, de défendre des visions singulières et de faire dialoguer exigence artistique et public.
Dernièrement, fidèle à son habitude, il avait produit des films aussi différents les uns que les autres, des Segpa au ski à Monsieur Aznavour en passant par Dalloway ou Les Caprices de l'enfant roi.
Son nom restera associé à plusieurs décennies du cinéma français, à ses succès populaires comme à ses oeuvres les plus audacieuses. Une filmographie comme un héritage.