"Montrer une autre image": l’ex-grand espoir Michaël Cuisance assure avoir mûri et veut désormais "jouer un rôle majeur " avec Lens
Présenté comme un phénomène lors de son éclosion en Bundesliga, Michaël Cuisance, passé par le Bayern Munich et l’OM, n’a pas confirmé les attentes placées en lui jusqu’à présent. Mais le milieu de terrain de 27 ans, qui a rejoint Lens cet été après un passage en D2 allemande, explique s’être remis en question à travers sa foi et se dit prêt à performer avec les Sang et Or de Dino Toppmöller.
Lorsqu’il a découvert la Bundesliga à tout juste 18 ans, sous les couleurs du Borussia Mönchengladbach, beaucoup lui prédisaient un avenir radieux. Mais Michaël Cuisance, qui est passé par le Bayern Munich et l’OM, n’a pas répondu aux énormes attentes placées en lui. Et au fil des années, le natif de Strasbourg, passé par toutes les équipes de France de jeunes, est peu à peu sorti des radars, loin des sommets qui lui étaient promis.
Après une aventure peu concluante en Italie, à Venise et à la Sampdoria, l’ancien grand espoir français s’est relancé en deuxième division allemande, au VfL Osnabrück, puis au Herta Berlin. C’est là que le RC Lens est venu le chercher cet été en déboursant 3,5 millions d’euros pour le faire signer jusqu’en 2030. Un transfert initié notamment par Dino Toppmöller, le nouveau coach allemand des Sang et Or, qui l’a connu au Bayern en tant qu’adjoint de Julian Nagelsmann.
"Mon orientation religieuse m’a apaisé"
Alors qu’il fête ce dimanche ses 27 ans, le gaucher d’1,81m assure avoir beaucoup mûri, en changeant d’état d’esprit par rapport à l’époque de ses débuts précoces. Une évolution liée notamment à son rapport à la religion catholique: "J’ai trouvé ma voie, Dieu m’a beaucoup aidé sur ce point-là", confie-t-il dans un entretien accordé à L’Équipe. "Ce n’est pas facile d’entendre les critiques ou de gérer la célébrité qui arrive quand on est très jeune. Mon orientation religieuse m’a apaisé. J’ai toujours eu cette croyance mais je n’avais jamais pris le temps de creuser, de lire la Bible."
Vainqueur de la Ligue des champions 2020 avec le Bayern Munich en tant que remplaçant, Michaël Cuisance veut aujourd’hui montrer l’exemple à son fils né en 2022, en étant "plus ouvert et plus à l’écoute". S’il reconnaît avoir traversé "des moments durs", il se réjouit de voir que "le train peut passer plusieurs fois dans une carrière".
"Je ne veux plus rien prouver à personne"
Après avoir joué une fois à Bollaert à huis clos avec Marseille pendant la période du Covid, Michaël Cuisance a "hâte d’entendre les Corons" résonner dans l’enceinte nordiste. Il en aura l’occasion ce dimanche (20h45) face au PSG lors du Trophée des champions, avant de retrouver la Ligue des champions dans les semaines à venir.
"Je veux vraiment jouer un rôle majeur dans cette compétition et je suis au bon endroit pour ça", lance-t-il. "Je suis content de cette opportunité de montrer une autre image. Même si maintenant, je ne veux plus rien prouver à personne. Je ne suis pas revanchard. Je viens avec plein de bonnes intentions. Je suis arrivé à un stade où je m’en fiche de ce qu’on pense de moi. L’essentiel, c’est que je sais qui je suis et où je vais".