Mons-Centre : Des communes déploient une nouvelle arme contre le frelon asiatique
La bataille contre le frelon asiatique est loin d'être terminée dans nos communes. Même si son éradication n'est désormais plus envisageable, l'objectif est de limiter autant que possible ses dégâts et sa prolifération. Arrivé en Wallonie en 2016, avec un premier nid découvert dans la région de Tournai, cet insecte exotique envahissant s'est depuis solidement implanté sur l'ensemble du territoire. Prédateur d'insectes, il s'attaque notamment aux abeilles domestiques, fragilisant les ruchers, mais aussi à de nombreux pollinisateurs sauvages. Il peut également s'en prendre aux fruits en fin de saison.
Au printemps, bon nombre de communes avaient déjà distribué des pièges destinés à capturer les reines fondatrices avant qu'elles ne construisent leur nid et ne donnent naissance à une nouvelle colonie. En Wallonie, plus de 40 000 fondatrices avaient ainsi été capturées. Une opération dont l'efficacité globale devra encore être évaluée, mais qui a permis de mobiliser largement les citoyens.
Frelon asiatique : Le piégeage des reines a-t-il porté ses fruits ? Un apiculteur montois livre son premier constatLe frelon asiatique reste toutefois bien présent. La lutte se poursuit donc et les communes ajoutent une nouvelle arme à leur arsenal. Enfin, l'arme n'est pas tout à fait nouvelle. C'est surtout son utilisation dans la chasse au frelon qui l'est.
Plusieurs communes invitent en effet désormais leurs habitants à utiliser FixMyStreet Wallonie pour signaler les nids. C'est notamment le cas des Honnelles, qui vient d'adopter l'application développée par Be WaPP lors de son dernier conseil communal, ou encore d'Estinnes, qui a lancé une campagne de communication pour encourager l'utilisation de cet outil numérique.
Développée par Be WaPP, l'application permet déjà de signaler les problèmes rencontrés dans l'espace public wallon afin de contribuer à l'amélioration du cadre de vie : dépôt clandestin, bulle à verre remplie, poubelle publique endommagée… Depuis juin 2026, une nouvelle catégorie "Nid de frelon asiatique" y a été intégrée. Le module est progressivement déployé dans les communes wallonnes.
À cette période de l'année, ce ne sont plus les reines qui sont dans le collimateur, mais les nids secondaires. Construits à partir du début de l'été lorsque la colonie devient trop importante pour le nid primaire, ils sont généralement installés en hauteur, souvent à plus de dix mètres dans les arbres. De grande taille, ils peuvent abriter plusieurs milliers d'individus. Leur repérage est donc particulièrement important, notamment lorsqu'ils se trouvent à proximité des habitations, des écoles ou des lieux publics.
Concrètement, rien de plus simple, expliquent les autorités estinnoises. Les citoyens peuvent télécharger gratuitement FixMyStreet sur l'App Store ou Google Play. S'ils découvrent un nid suspect, ils peuvent en signaler la localisation précise, joindre une photo et ajouter un commentaire. Le signalement est ensuite transmis aux services communaux, qui vérifient la situation et évaluent les suites à lui donner.
Une manière, pour les communes, de transformer les habitants en précieux relais de terrain. Car si le frelon asiatique est désormais là pour durer, mieux le repérer permet au moins de mieux cibler la lutte.
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