Miranda Scheers nommée commissaire régionale aux drogues à Bruxelles alors que "ses compétences étaient insuffisantes"
Le gouvernement bruxellois a approuvé la nomination de Miranda Scheers au poste de commissaire régionale aux drogues, à l'initiative du ministre-président Boris Dilliès (MR). Elle sera chargée de coordonner les acteurs de la sécurité, de la justice et de la prévention dans la lutte contre le narcotrafic.
Criminologue de formation, Miranda Scheers a notamment été conseillère en stratégie drogues au sein du gouvernement fédéral et directrice de la Sécurité et de la Prévention à la Ville de Louvain. Elle a été sélectionnée parmi 28 candidats, dont huit ont été conviés à un entretien.
Elle ne possédait pas les compétences mesurées
La rédaction apprenait cette semaine que Miranda Scheers avait terminée cinquième de la procédure d'évaluation. Le comité de sélection avait conclu que "lors de l'évaluation, Mme Miranda Scheers a démontré qu'elle ne possédait pas les compétences mesurées. Toutes ses compétences étaient insuffisantes."
Rattachée à safe.brussels, l'administration régionale chargée de la sécurité, elle dirigera une équipe de trois personnes dans un premier temps. Sa mission consistera notamment à faire évoluer la stratégie régionale de lutte contre les drogues, dont le dispositif des "hotspots", et à coordonner les interventions de la police, des communes, des services régionaux et des opérateurs de transport, en lien avec la justice et les acteurs de la prévention.
Elle assurera également le suivi et l'évaluation des actions menées sur le terrain. Elle sera chargée du volet administratif et réglementaire, notamment en matière de lutte contre le blanchiment, et pourra proposer des adaptations législatives.
Au moins une réunion de coordination par mois rassemblera le ministre-président Boris Dilliès, la directrice générale de safe.brussels Sophie Lavaux, la commissaire nationale aux drogues Ine Van Wymersch, le procureur du Roi de Bruxelles Julien Moinil et le chef de corps de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles Michel Goovaerts.
"Le narcotrafic alimente les violences et fragilise des quartiers entiers de Bruxelles", estime Boris Dilliès, qui souhaite renforcer la coordination des acteurs concernés.