Meuse. Un meurtre présumé amène à boucler le centre-ville de Verdun pour une reconstitution

Les accès à la rue Mazel et à la place de la Libération, à Verdun, sont verrouillés depuis 13 h pour permettre la reconstitution d’un drame survenu le 3 février 2024 quand un homme de 40 ans aurait été poussé dans le vide par sa femme et son beau-fils, entraînant sa mort.

Matthieu Boedec -

Aujourd’hui à 13:28 | mis à jour aujourd’hui à 15:14

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Les policiers du commissariat de Verdun verrouillent le périmètre de la reconstitution judiciaire.  Photo M. B.
Les policiers du commissariat de Verdun verrouillent le périmètre de la reconstitution judiciaire.  Photo M. B.

Quelles sont les responsabilités de Jessica E. et de son fils Emerik dans la chute d’Hugo L., retrouvé mort sur le parvis du monument A la Victoire, le 3 février 2024, vers 21 h ? C’est ce que tentera d’éclaircir la reconstitution attendue à partir de 14 h, ce mardi 22 septembre.

Présents avec lui ce soir-là, sa compagne Jessica E., 43 ans, et Emerik, 18 ans, qui n’est pas le fils d’avaient d’abord été entendus comme principaux témoins. Initialement envisagée, la piste du suicide a rapidement été écartée.

La chute mortelle s’est produite depuis le rempart où est accoudé un policier.   Photo M. B.

La chute mortelle s’est produite depuis le rempart où est accoudé un policier.   Photo M. B.

En effet, au terme d’auditions décrites comme confuses, les deux proches avaient reconnu que l’homme « n’était pas tombé tout seul », avait alors indiqué la procureure de Verdun, Sophie Partouche.

Présumés innocents

Avant de se dessaisir au profit du pôle criminel de Nancy, la magistrate avait ajouté qu’une altercation avait précédé la chute, tout en précisant que les circonstances exactes de la mort restaient à établir.

Jessica E. était alors mise en examen pour meurtre aggravé (par conjoint) et Emerik pour meurtre. Deux ans et sept mois après les faits, ils sont toujours placés en détention provisoire et ont été extraits de leur cellule pour participer à cette reconstitution, qui pourrait durer jusqu’à 19 h.

Mené par la juge d’instruction chargée du dossier, cet acte devrait essayer de préciser le déroulement de la scène ayant précédé la chute mortelle. Les deux mis en cause restent présumés innocents.