Mas a bien limité la casse mais "reste prudent", Roglic "n'est pas venu ici pour finir deuxième" : pourquoi la Vuelta est loin d'être jouée

C'était, sur le papier, la journée de tous les dangers pour Enric Mas. Elle s'est finalement transformée en excellente opération. Jeudi, sur les 32,1 kilomètres du contre-la-montre de Jerez, le maillot rouge n'a concédé que 33 secondes à Primoz Roglic. Bien moins que ce que le Slovène pouvait espérer reprendre sur un parcours aussi favorable à ses qualités.

Roglic a pourtant fait le travail. Quatrième de l'étape, il a signé le meilleur temps parmi les candidats au classement général et repris la deuxième place à Felix Gall. Mais il pointe encore à 1:37 de Mas. Et chez Red Bull-BORA-hansgrohe, on reconnaissait que le bilan était inférieur aux projections. "Dans des circonstances normales, on comptait une minute, une minute et demie, expliquait Sven Vanthourenhout. Mais Mas roule dans une super condition. Et un chrono comme celui-là ne ment pas."

L'Espagnol refusait pourtant de se voir déjà vainqueur. "Je suis évidemment très satisfait de mon contre-la-montre", expliquait-il après l'arrivée. Mais avec Roglic, Gall et Carapaz derrière lui, "ce n'est jamais suffisant". "Ils peuvent attaquer par surprise à tout moment, donc nous devons rester très prudents."

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Roglic va tout tenter

La situation est limpide pour Roglic. Il ne peut plus se contenter d'attendre. Avec 1:37 à reprendre et seulement trois étapes à disputer, dont deux en montagne, le Slovène devra passer à l'offensive.

Chez Red Bull-BORA-hansgrohe, personne ne compte d'ailleurs se contenter de cette deuxième place. "Nous ne jetons certainement pas l'éponge, prévient Vanthourenhout. Il faut maintenant prendre l'initiative et essayer de créer une situation. Primoz n'est pas venu ici pour terminer deuxième. Ce n'est pas le coureur qu'il est."

Gall, lui, est le grand perdant du chrono. L'Autrichien cède sa deuxième place et pointe désormais à 3:01 de Mas. Son podium reste accessible, mais ses chances de victoire finale se sont considérablement réduites. Lui aussi devra prendre des risques.

Vendredi, l'arrivée à Penas Blancas offrira une première possibilité de renverser la course, avant une étape dantesque samedi avec près de 5 000 mètres de dénivelé positif. Encore deux journées de tous les dangers pour Mas.

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