Maroc : Casablanca se voit en destination MICE et City break
Casablanca veut doubler les nuitées à l'horizon 2030 - 2035
Rédigé par PAULA BOYER le Mardi 22 Septembre 2026 à 13:30

A l'IFTM, sur le stand du CRT de Casablanca, Alaf Cheham, présidente de la commission marketing/communication (à g.) et (à d.), Bouchra Taibi, directrice du CRT. © PB
Présent sur le stand du Maroc à l'IFTMde Paris, le Conseil Régional du tourisme de Casablanca s'y est employé à faire connaître le renouvellement de son offre touristique.
Depuis quelques années, la capitale économique marocaine a beaucoup changé. Elle devrait encore changer considérablement d'ici 2030, année où le Maroc co-organisera la Coupe du Monde de football avec l'Espagne et le Portugal.
Dans cette perspective, des travaux pharaoniques sont en train de transformer son aéroport en véritable hub international, capable d'accueillir 35 millions de passagers par an (soit 20 de plus qu'aujourd'hui).
Une gare, intégrée au terminal, permettra alors aux voyageurs de rejoindre Rabat en 30 minutes et Marrakech en moins d'une heure, grâce au prolongement de la LGV Tanger–Kénitra. A terme, cette ligne permettra de relier Tanger à Marrakech en environ 2h40.
Casablanca a aussi beaucoup diversifié son économie, étoffant son hub financier, industriel et de services. Elle s'est également modernisée en transformant plusieurs quartiers, en se dotant d'un tram, d'un terminal de croisières, et en misant sur la culture.
"Casablanca est une véritable destination touristique", assurent Bouchra Taibi, directrice du CRT et Alaf Cheham, présidente de la commission marketing/communication. Leur idée, c'est bien évidemment de travailler pour qu'après 2030, équipements et hôtels déjà construits -ou en cours de construction dans la perspective de la Coupe du Monde- continuent d'être utilisés à plein.
Un modèle hybride, combinant MICE et City break

Trois visages de la capitale économique du Maroc. Photos : CRT Casablanca-Settat/ Composition générée par IA
Pour réussir ce pari, le CRT entend convaincre les touristes de venir et de rester sur place. L'objectif est rien moins que de doubler les nuitées pour atteindre les 12 millions/an entre 2030 et 2035.
Pour y parvenir, Bouchra Taibi mise sur un modèle hybride combinant deux segments, les City Breaks et le MICE.
Pour les "city breaks", les touristes sont bien entendu incités à venir spécialement, mais la clientèle venue sur place pour affaires est incitée à rester quelques jours de plus à Casablanca pour ses loisirs, une fois terminés ses rendez-vous professionnels.
"Nous ne manquons pas d'atouts : nous avons des monuments historiques, des plages, des parcs, des festivals de musique, de nombreux événements culturels, un grand théâtre et aussi de nouveaux musées", énumère Bouchra Taibi.
En février 2025, un Musée de la Mémoire de Casablanca s'est en effet installé dans l'ancienne Villa Carl Ficke, restaurée et transformée. Et, en juin 2026, un Musée de la Photographie et des Arts Visuels a ouvert dans la Médina.
Déjà riche de son architecture Art Deco, Casablanca a rénové sa Medina et s'est faite accueillante pour le Street Art. Elle s'enorgueillit d'avoir une belle offre hôtelière et bien-être, d'excellents restaurants et de jolies boutiques pour faire du shopping.
Pour ces courts séjours, la clientèle visée est européenne, mais aussi africaine : Casablanca est en effet appelé à devenir un hub africain, grâce à Royal Air Maroc.
Les "trésors cachés" de la région sur une brochure numérique
Deuxième pilier : le MICE. Premier centre économique du Maroc, Casablanca héberge de nombreux sièges d'entreprises dont Royal Air Maroc.
"C'est une destination intéressante pour la clientèle d'affaires, notamment européenne, car nous sommes accessible rapidement en avion", assure Bouchra Taibi.
Elle insiste : "Cette année, nous avons accueilli une Convention de 1500 professionnels italiens du tourisme. C'est la preuve de notre capacité à accueillir toutes sortes d'événements, y compris des grands".
Une capacité amplifiée, en 2030, par l'arrivée du Grand Palais des Congrès / Parc des expositions, en cours de construction.
Les 26 et 27 novembre prochains, la ville accueillera aussi la troisième édition du MICE Meeting Casablanca, un événement B2B dédié au tourisme d'affaires et au MICE.
Son objectif ? Réunir les acteurs clés du tourisme d'affaires de la région Casablanca-Settat et des acheteurs nationaux et internationaux pour développer des réseaux et stimuler l'économie locale.
"Nous avons vraiment tout ce qu'il faut pour la clientèle d'affaires", insiste Bouchra Taibi, et ce d'autant plus que les 4 et 5 étoiles ne cessent de pousser. Parmi eux, le très luxueux Royal Mansour, propriété de la famille royale marocaine, ouvert en 2024. "L'arrivée de cet établissement raffiné a contribué à crédibiliser notre destination", estime Bouchra Taibi.
Cependant, les vastes territoires agricoles et ruraux de la région de Casablanca-Settat aspirent, eux aussi, à profiter de la manne touristique.
Le CRT ne les a pas oubliés. Pour pouvoir faire connaître leurs "trésors cachés", il a fallu d'abord les identifier. Désormais, plus de 220 bourgades, sites historiques et culturels, circuits de randonnée, activités nautiques ou sportives, expériences à vivre, hôtels de charmes, chambres d'hôtes, campings, auberges, etc. figurent désormais sur une brochure numérique accessible par tous en ligne.
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