Marc, directeur d’un buffet à volonté : "je touche un salaire d’environ 2 500 euros nets par mois, c’est 10% de moins que ce que je touchais dans mon précédent poste"
Ils poussent comme des champignons aux abords des villes. On parle évidemment des buffets à volonté. Qu’ils proposent de la nourriture française, italienne ou encore asiatique à gogo, ces établissements attirent de nombreux clients, certains n’hésitant pas à jeûner avant de venir pour pouvoir manger, ou plutôt s’empiffrer, un maximum.
C’est sur ce concept ultra-populaire que Marc a misé pour la suite de sa carrière. Il y a presque cinq ans, juste après la crise du Covid-19, l’assureur a lancé son projet de reconversion professionnelle axé gros mangeurs.
Il quitte les assurances pour se lancer dans la restauration
"Lorsque j’ai annoncé cette reconversion à mon entourage, il m’a cru fou. Car je quittais une vie professionnelle confortable et bien rémunérée pour une carrière d’apparence plus risquée, dans un secteur peu attractif", raconte-t-il dans les colonnes du Figaro.
Certains ont bien tenté de l’en dissuader, mais Marc savait déjà où il mettait les pieds, ou presque. "J’avais rencontré, via mon club de padel, un homme qui venait de racheter un restaurant qui était en difficulté, du fait d’un problème de management et d’une forte concurrence sur son secteur. Nous avions bien accroché et il m’a rapidement proposé de rejoindre son équipe", poursuit-il.
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Les buffets à volonté connaissent un succès grandissant en France.
Sans expérience, mais pas sans compétences, Marc prend la direction d'un grand buffet à volonté
C’est donc sans aucune expérience dans la restauration, mais avec de solides compétences en management et en gestion administrative, que Marc s’est lancé dans l’aventure. "Lorsque je suis arrivé, le restaurant Le Grand Buffet était ouvert depuis six mois. Damien avait déjà réussi à recruter du personnel qualifié. Il ne lui manquait plus qu’un directeur. Jusqu’ici, c’était un poste qu’il occupait par défaut. Mais il avait envie de placer une personne pour se dégager du temps afin de reprendre d’autres restaurants. Le challenge me faisait peur mais je m’en sentais capable. Je n’ai pas été arrêté par le syndrome de l’imposteur : j’ai foncé et j’ai saisi cette opportunité, en me disant que si j’échouais, ce n’était pas si grave", explique-t-il.
En quelques mois, Marc a réussi à rattraper ses années "perdues"
à vendre des contrats d’assurance et est devenu un véritable pilier du restaurant. Aujourd’hui, il manage une équipe de 14 personnes, dont dix à temps plein. “Mon rythme de travail a changé : je fais beaucoup plus d’heures que lorsque j’étais assureur, je travaille le samedi mais mon quotidien est moins routinier. Chaque jour, de nouveaux défis émergent et c’est stimulant de les relever”, raconte-t-il.
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C’est sans aucune expérience dans la restauration, mais avec de solides compétences en management et en gestion administrative, que Marc s’est lancé.
Côté salaire, pas de miracle
Côté salaire, Marc est-il gagnant ? Pas vraiment. "Mon niveau de vie n’a pas changé : je touche un salaire d’environ 2 500 euros nets par mois, c’est 10 % de moins que ce que je touchais dans mon précédent poste", confie-t-il.
Pour autant, l’ex-employé de bureau est confiant pour l’avenir. "Je sais que si le restaurant monte en puissance, je vais pouvoir renégocier ma rémunération à la hausse. Et c’est plutôt bien parti : l’année 2025 a été une bonne année, au cours de laquelle la fréquentation du restaurant a bondi de 25 %, malgré la conjoncture économique. J’ai beaucoup d’idées pour 2026 : je m’apprête par exemple à développer une offre de brunch à volonté, que nous réclament beaucoup de nos clients", conclut-il.