Manifestation du 24 octobre à Toulouse : trois blessés parmi les manifestants, 30 personnes interpellées, peu de dégâts dans les commerces selon un bilan de la préfecture
l'essentiel La manifestation de ce samedi 24 octobre à Toulouse, Acte II "contre la vie chère", a mobilisé plusieurs milliers de personnes. Contrairement à la semaine dernière, peu de dégâts ont été constatés. La préfecture de Haute-Garonne fait état de trois blessés parmi les manifestants, dont un gravement à la main, et 30 interpellations qui ont conduit à 27 gardes à vue. Après des affrontements dans le secteur des Arènes, le retour au calme a été constaté vers 20 h 30.
Selon le dernier bilan communiqué par la préfecture de Haute-Garonne, 26 500 personnes ont défilé dans les rues de Toulouse ce samedi 24 octobre à l'occasion de l'Acte II "contre la vie chère". Un chiffre qui ne correspond pas à l'évaluation des syndicats. Selon la CGT et la FSU, dépositaires de la demande de manifester, le défilé a rassemblé autant de monde que la semaine dernière, soit 80 000 personnes. Une forte représentation lycéenne était également présente dans la continuité des mobilisations de ce mois d'octobre pour défendre leurs conditions d'études.
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Avec un dispositif de sécurité renforcé, plus de 2 000 contrôles préventifs ont eu lieu en amont de la manifestation (contrôles des flux en gare de Toulouse Matabiau, contrôles routiers et en centre-ville) conduisant à des saisies de nombreux matériels interdits par arrêté préfectoral (notamment du matériel de dissimulation et d’attaque), d’armes et d’armes par destination ainsi que de mortiers.
"1 300 individus particulièrement hostiles"
Partie à 14 heures, la manifestation a atteint dans le calme le secteur de la Patte d'Oie vers 16 heures, son point final officiel. C'est à ce moment-là que plusieurs affrontements ont eu lieu. La préfecture rapporte que "lors de la dispersion aux Arènes, près de 1 300 individus particulièrement hostiles ont jeté des projectiles et des mortiers contre les forces
de sécurité intérieure. Chaque fois que nécessaire, les forces de l’ordre et de secours
ont répondu présentes pour protéger les personnes et les biens, mais aussi pour
interpeller les auteurs de violences".
Trois blessés parmi les manifestants dont un gravement à la main
Le retour au calme a été constaté à 20h30. Selon la préfecture, "trois blessés sont à déplorer parmi les manifestants, dont une blessure grave à la main d’un homme de 20 ans, survenue lors de la dispersion d’un attroupement violent, alors que la manifestation était terminée, dans le secteur des Arènes. Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer les circonstances précises de cette blessure. Deux autres personnes ont été légèrement blessées parmi les manifestants".
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La préfecture indique également qu'un policier a été pris en charge par les secours dans le cadre d’un protocole d’exposition au sang après avoir porté secours à une personne blessée.
Quatre commerces légèrement dégradés
Quatre commerces, situés en périphérie du centre-ville, ont été légèrement dégradés lors des attroupements survenus à l’issue de la manifestation.
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30 interpellations, 27 gardes à vue
Au total, 30 interpellations ont été réalisées par la police nationale, conduisant à 27gardes à vue, pour divers motifs (détention de mortiers, port d’armes par destination, transport d'équipements de dissimulation et d’attaque prohibés par arrêté préfectoral, outrages, dégradation de véhicule). Seize feux de poubelle ont été éteints par les sapeurs-pompiers.
Des individus de l'ultra-droite verbalisés
En début de soirée, plusieurs individus rattachés à l’ultra-droite ont été verbalisés pour méconnaissance de l’arrêté préfectoral interdisant les rassemblements non déclarés en centre-ville, précise encore la préfecture de Haute-Garonne.
Le préfet de la Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, a "salué l'ensemble des forces de sécurité, de secours, ainsi que les agents de l’État et leurs partenaires fortement mobilisés pour assurer la sécurité de chacun". Il "condamne l’ensemble des actions violentes visant les forces de sécurité intérieure ainsi que les commerces".
Couvre-feu cette nuit
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Ce samedi soir, le centre-ville s'apprêtait à vivre une troisième nuit de couvre-feu. Une zone de l'hypercentre, principalement autour de la place du Capitole (place du Capitole, place Charles-de-Gaulle, rue d'Alsace-Lorraine, rue des Changes, rue Saint-Rome, rue de Rémusat et voies en bordure de ce périmètre), est interdite entre 23h59 et 5 heures du matin. Les contraventions peuvent aller jusqu'à 750 euros.