Malgré la chute de la natalité, Okaïdi sort la tête de l'eau: l'enseigne de vêtements pour enfants n'est plus en redressement judiciaire mais cela lui coûte 244 postes et 57 magasins
Malgré la chute de la natalité, Okaïdi sort la tête de l'eau: l'enseigne de vêtements pour enfants n'est plus en redressement judiciaire mais cela lui coûte 244 postes et 57 magasins
Publié aujourd'hui à 18h25
Lire dans l'appConfronté à la baisse de la natalité mais aussi à l'essor de la seconde main et de la fast fashion, le groupe nordiste IDKIDS, avait été placé en redressement judiciaire en février pour ses marques Okaïdi, Obaïbi et Oxybul.
Le spécialiste des vêtements pour enfants Okaïdi a annoncé mardi sa sortie de redressement judiciaire après la validation par le tribunal d'un plan de continuation qui s'est traduit par la suppression de 244 postes et la fermeture de 57 magasins en France. À l'étranger, Okaïdi a cessé son activité en Pologne (25 boutiques), en Allemagne (17 magasins) et au Portugal (deux magasins), a indiqué l'entreprise.
Le groupe nordiste IDKIDS avait été placé en redressement judiciaire en février pour la plupart de ses marques en France. La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concernait les marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, employant au total 2.000 personnes en France.
Le tribunal "a validé le plan de relance présenté par le groupe IDKIDS", permettant à Okaïdi de réussir "sa sortie de redressement judiciaire en six mois" grâce "à un plan de continuation solide", indique l'entreprise dans un communiqué.
Baisse de la natalité, seconde main et fast fashion
Selon le groupe, la procédure a accompagné une "transformation profonde" de l'entreprise, marquée notamment par le "recentrage du réseau français sur ses sites les plus performants", l'"arrêt des activités structurellement déficitaires à l'international" et l'"adaptation de l'organisation de son siège". Ce plan de continuation visait à répondre à "un environnement durablement dégradé", marqué notamment par la baisse de la natalité, "la pression sur le pouvoir d'achat des familles", "l'essor de la seconde main et la concurrence de l'ultra fast fashion", avait expliqué Okaïdi, lors de l'ouverture de la procédure.
Marque historique du groupe IDKIDS, dont le siège est basé à Roubaix (Nord), Okaïdi réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon les chiffres communiqués par le groupe en février. IDKIDS s'est par ailleurs séparé il y a quelques semaines du joyau de son portefeuille de marques : son enseigne de prêt-à-porter haut de gamme pour enfants Jacadi, très rentable, a été cédée au groupe de mode Deveaux (Armand Thiery, Jacqueline Riu).
Le secteur français de l'habillement est confronté à des difficultés depuis plusieurs années : après le développement du commerce en ligne, le Covid-19 et l'inflation, il subit désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère.