Lycées en Occitanie : Carole Delga confirme dix millions d’euros débloqués par la Région pour faire face à la canicule
Face au mouvement des lycéens qu’elle soutient, la présidente de Région rappelle son bilan dans les lycées dont elle a la charge, demande à l’État de répondre aux revendications lycéennes et aux demandes des Régions, et confirme un déblocage de dix millions d’euros. Afin de pouvoir adapter un peu plus de la moitié des lycées de la région au réchauffement climatique.
Le mercredi 7 octobre, après une entrevue avec le Premier ministre, Carole Delga, en sa qualité de présidente des Régions de France, avait apporté son soutien au mouvement des lycéens (qui ne l’avait pas étonnée avait-elle dit), tout en appelant au calme, et avait rapporté les exigences formulées par les présidents de Régions à Sébastien Lecornu qu’elle venait de rencontrer.
Parmi celles-ci : diviser par deux la baisse d’un milliard de dotations aux Régions prévues dans le projet de loi de finances 2027, permettre aux lycées de bénéficier du fonds de compensation pour la TVA, et la création d‘un fonds vert "qui apporte un soutien financier aux travaux, direct, pour l’ensemble des collectivités".
"75 % des lycées neufs ou rénovés"
Autant de propos et de requêtes renouvelés ce mardi, depuis Montpellier, cette fois dans ses habits de présidente de la Région Occitanie. L’occasion de présenter dans le détail, ou de confirmer, les mesures prises par la collectivité régionale pour répondre à quelques-unes des revendications principales des lycées.
Après avoir rappelé que la Région, lors de ces dix dernières années, avait investi "deux milliards d’euros pour construire, moderniser, et rénover les lycées d’Occitanie", et indiqué que, partant, "à ce jour, 75 % des lycées sont neufs ou rénovés, alors que nous sommes victimes d’un étranglement budgétaire de la part de l’État", Carole Delga a aussi reconnu que "bien sûr, tout n’est pas parfait, et je respecte le vécu des élèves".
"En urgence"
Puis, elle annonçait que ce mercredi, seraient votés en commission permanente de la collectivité régionale, les dix millions d’euros de crédits nécessaires et "alloués en urgence", pour faire face au changement climatique. Après un été où l’Occitanie, "la région la plus frappée par ces épisodes extrêmes", a été touchée par 56 jours de canicule entre la fin mai et le tout début septembre.
"Il faut intervenir rapidement, dès cet automne, pour que tout soit prêt pour mai 2027", a plaidé Carole Delga. Selon qui, "120 à 150 lycées" vont être concernés par ces travaux, sur les 226 établissements recensés sur le territoire régional.
Parmi les opérations engagées, figurent l’installation de protections solaires (brise-soleil ou volets occultants), des films anti-UV sur les fenêtres, des brasseurs d’air, ou "la climatisation quand il n’y a pas d’autres solutions possibles", a énuméré Carole Delga. Qui, dans cette optique, envisage de demander au gouvernement "un allégement des procédures de marché public pour aller le plus vote possible".
Le bac le matin seulement
Autre souhait de la présidente de Région, qui sera cette fois émis auprès du rectorat : "Étudier la possibilité de décaler les épreuves du baccalauréat dès 2027 dans la journée, pour éviter les plus fortes chaleurs, en les organisant le matin uniquement par exemple. Ce qui nécessitera plusieurs adaptations, pour le transport scolaire notamment".
Enfin, il a été annoncé que les Régions estimaient à 25 millions d’euros le montant des dégâts dans les lycées suite aux dégradations et débordements connus depuis le début du mouvement aux premiers jours d’octobre. Dont quatre millions pour les seuls lycées d’Occitanie, où une cinquantaine d’établissements auraient été dégradés.
Des lycées impactés à Montpellier et Nîmes
La Haute-Garonne, l’Hérault et le Gard sont ainsi les départements les plus touchés. Autre confirmation entendue ce mardi, parmi les lycées les plus impactés dans l’est de la région, on trouve Jean-Mermoz et Jules-Guesde à Montpellier, et Albert-Camus et Voltaire à Nîmes.
"La Région Occitanie étant son propre assureur, elle assumera à 100 % la facture des dégradations", a promis Carole Delga. Avec un procédé de dépôt de plainte systématique à la clé.