Littérature, musique, mode : Paris, carrefour des cultures diasporiques africaines
Société.
Loin des cartes postales de la capitale française, la Ville Lumière est depuis plus d’un siècle un lieu d’échanges dynamiques pour les cultures africaines et caribéennes. D’Aya Nakamura à Theodora, “The Guardian” s’intéresse à une nouvelle génération d’artistes issus de la diaspora qui refuse de rester invisible.
Peut-être ne le savez-vous pas, mais la France abrite la deuxième plus grande scène rap au monde, et c’est le pays qui compte la plus grande population noire d’Europe. Paris attire des populations issues d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, ainsi que des Caraïbes. Selon Achille Tenkiang, un écrivain américano-camerounais spécialisé dans la culture, qui a habité à Paris dans le passé, ce qui distingue la capitale française des autres grands pôles de la diaspora africaine, c’est la richesse des identités qu’elle préserve.
Alors que d’autres villes ont tendance à araser les différences d’origine en les réduisant à une seule catégorie, celle d’“immigrés noirs”, Paris offre un espace permettant aux identités camerounaise, malienne, sénégalaise et congolaise de rester distinctes et dynamiques. Comme elle présente une grande densité urbaine et que les déplacements à pied y sont très faciles, la ville donne lieu à de nombreux échanges musicaux, linguistiques et débats d’idées. “Le français, c’est le nôtre”, affirme Achille Tenkiang, qui rappelle comment des générations de locuteurs africains et caribéens ont insufflé à la langue française de nouveaux rythmes et de nouvelles références.
Liz Gomis, la directrice de MansA (la Maison des mondes africains), une institution qui s’intér
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The Guardian (Londres)
L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998.
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