Ligue 2 2026-2027 : FC Nantes et ASSE favoris, les outsiders, les enjeux financiers, la diffusion… tout savoir avant la reprise ! - Sport.fr
Le championnat reprend ce samedi 8 août avec un multiplex d’ouverture. Saint-Étienne et Nantes partent avec l’étiquette, mais la deuxième division française n’a jamais aimé les certitudes. Tour d’horizon.
Reprendre quinze jours avant l’élite, ce n’est pas un détail de calendrier. C’est une fenêtre. Pendant deux semaines, la Ligue 2 BKT aura le terrain médiatique pour elle seule, et elle compte bien en profiter. Coup d’envoi samedi 8 août à 20h45, pour une saison qui s’achèvera le 22 mai 2027 après trente-quatre journées.
Des favoris estampillés Ligue 1
Rarement l’antichambre aura affiché pareille densité de CV. Saint-Étienne et Nantes se partagent les cotes les plus basses chez les bookmakers — entre 4,3 et 4,5 pour le titre —, devant Metz et Reims, autour de 5, puis Montpellier. Une hiérarchie ? Ou plutôt un embouteillage.
Le hic, car il y en a un : la saison passée a sacré Troyes et envoyé Le Mans en Ligue 1, deux équipes que personne ne plaçait là au mois d’août. « En termes de noms, cette Ligue 2 est relevée, cela va donner un championnat avec de l’ambiance, des stades pleins et des affiches de prestige », analyse Damien Perquis sur beIN Sports. Avant de tempérer aussitôt : reste à voir le contenu.
Les outsiders : Red Star, Rodez et les malins
Quatrième l’an dernier, sorti en play-offs par Rodez, le Red Star revient avec l’ambition intacte et un nom qui claque dans son effectif, Elyaz Zidane. Rodez, justement, avait aligné dix-huit rencontres sans défaite. Guingamp, Dunkerque, Annecy et Grenoble — sept validations consécutives de la DNCG sans contrainte, ça compte plus qu’on ne le croit — complètent la liste des trouble-fête crédibles. Les promus Dijon et Sochaux, eux, avancent à pas comptés.
Les joueurs à suivre
Steven Nzonzi à Dunkerque, Nampalys Mendy à Metz : d’anciens internationaux descendent d’un cran, et le vestiaire va en parler. Nantes a misé sur Mathieu Cafaro et Killian Corredor, Saint-Étienne sur Jakob Breum et Thierno Ballo, Reims sur Samuel Kotto. Côté pépites, le latéral palois Joseph Kalulu (21 ans) attire déjà Angers et Bâle. Quant à Tawfik Bentayeb, meilleur buteur sortant avec 18 réalisations, il remet son titre en jeu.
L’argent, le vrai sujet
C’est acté depuis 2024 : beIN Sports détient l’intégralité des droits jusqu’en 2029, pour 40 millions d’euros par saison. Sauf que sur les 225,3 M€ redistribués par la LFP, la Ligue 2 n’en capte que 29,2 — 13 % du gâteau. Les deux relégués touchent 12 M€ de compensation, et le reste s’explique tout seul : Nantes passe de 50 à 30 M€ de budget, Metz de 40 à une vingtaine. Face à eux, Laval a vu ses droits TV fondre à 650 000 euros. La pilule est dure à avaler. Le salaire moyen ? De 13 000 à 15 000 euros mensuels dans la plupart des clubs, contre 42 000 à l’ASSE.
Où voir les matches
beIN Sports, et beIN Sports seulement. Multiplex sur beIN Sports 2, affiches sur beIN Sports 1, intégralité sur les canaux MAX. Sochaux-Saint-Étienne ouvre le bal ; Nantes-Red Star se jouera à huis clos, sanction héritée des incidents de mai dernier. Une reprise à la Beaujoire sans un supporter — en voilà une image qui va faire jaser.
Deux montées directes, un barrage, dix-huit prétendants. Les dés sont jetés.