Liège : une publicité "agressive et illégale" sur la gare des Guillemins ?
C'est ce mardi 29 septembre que les navetteurs liégeois ont pu découvrir une (nouvelle) publicité près de la gare des Guillemins… très près de la gare.
Pour la première fois confirme en effet la SNCB, une publicité a été "posée" sur l'édifice et plus précisément sur la volée de marches qui permettent d'accéder au quai 1, à côté de l'entrée principale.
Une technique déjà éprouvée à Anvers poursuit la société des transports mais qui, ici, gêne certains collectifs, dont "Liège sans Pub" qui dénonce une technique publicitaire "agressive et illégale qui consiste à coller la pub sans autorisation sur des façades de monuments emblématiques, en infraction avec la réglementation". "Une pratique qui reste totalement impunie pour l'industrie du marketing", insiste le collectif, "alors même que ce type d'action, lorsqu'elle est citoyenne, est souvent criminalisée".
Le règlement
Pour rappel, ce n'est pas la première fois que la gare des Guillemins, lieu de passage incontestable à Liège, est "utilisée" par des grandes enseignes pour faire de la publicité. On se souvient en effet de ces panneaux posés devant la gare, sur l'esplanade… sur le domaine public donc est qui avaient fini par être enlevés.
Dans le cas présent toutefois, c'est sur la gare elle-même que la publicité pour ce "spécialiste" de la beauté" est placardée, en l'occurrence sur les contremarches foulées par des milliers de personnes chaque jour.
Et le Collectif Liège sans Pub de rappeler dès lors ces propos du bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, qui indiquait en février 2023 suite à des collages féministes arrachés par la Ville que cela reste "interdit d'afficher sur un bien, même privé, visible de la voie publique. Il faut une autorisation du Collège communal".
Deux poids deux mesures ?
On l'a compris, cette nouvelle "invasion publicitaire" soulève de nombreuses questions sur la gestion de la publicité dans l'espace public et le collectif Liège sans Pub, qui prône également la suppression des publicités à proximité des écoles, estime qu'on observe une réelle ambivalence dans la gestion de celle-ci.
"Rappelons que le bureau de l'architecte Calatrava conserve un droit sur les aménagements de la gare. Or, on se souvient qu'en 2019, il avait fait enlever 30 places de vélo ou encore qu'il avait refusé les affiches jaunes avec l'horaire des trains à l'intérieur de la gare au prétexte que cela entachait son œuvre d'art. La SNCBb, et plus particulièrement Bauer Media (ancien "Clear Channel") qui gère à présent la publicité dans toutes les gares belges, ont-ils prévenu le bureau d'architecte ? Ont-ils eu l'aval de Calatrava pour cette dégradation publicitaire sur l'escalier principal ? On se souvient également, en mai 2024, de l'action d'un collectif qui avait peint les escaliers de Bueren aux couleurs du drapeau palestinien. Là aussi, la réaction de la Ville avait été immédiate pour enlever la peinture. La première échevine avait également réagi en parlant "d'atteinte inacceptable à notre espace public commun liégeois, notre patrimoine historique" et souhaitait que la ville se constitue partie civile. Des propos qui s'appliquent parfaitement au cas présent car la gare de Guillemins est devenue une pièce majeure du patrimoine liégeois".
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