Les pompiers bruxellois poursuivent leur bras de fer avec le gouvernement : "Boris Dilliès n'a même pas eu la politesse d'être présent"
Les représentants des pompiers bruxellois étaient à nouveau reçus par le cabinet du ministre-Président bruxellois ce vendredi après-midi. Au menu : l'épineuse question des effectifs des pompiers à Bruxelles et de leurs conditions de travail, au cœur du mouvement de colère qui gronde depuis ce mardi. Après plus de quatre heures de discussions, la réunion s'est terminée sans accord. "La grève est maintenue", ont annoncé les syndicats visiblement excédés. "Boris Dilliès n'a même pas eu la politesse d'être présent", ajoutent-ils.
Cette grève de grande ampleur semble pourtant embarrasser le gouvernement bruxellois. "Je serai prêt à négocier de manière constructive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7", annonçais ce vendredi Boris Dilliès (MR), le ministre-Président Bruxellois, rappelant avoir écouté les représentants syndicaux ces derniers jours.
Après l'échec des discussions mercredi, une série de mesures avaient été annoncées par le ministre-Président à l'issue d'un Conseil des ministres réuni en urgence ce jeudi. Parmi elles, plus d'une centaine d'engagements d'ici 2027 et un investissement de 10 millions d'euros. Des mesures jugées trop floues pour les pompiers bruxellois et leurs représentants syndicaux. Ces derniers avaient demandé au ministre Dilliès une série de clarifications portant notamment sur l'affectation de l'enveloppe financière annoncée, ou sur le recrutement du personnel.
La plupart des pompiers en grève
Ce vendredi, pour la quatrième journée consécutive, la plupart des pompiers étaient en grève. Seuls 37 pompiers sur les 172 habituellement de garde en Région bruxelloise ont pris leur service."Le taux de participation à l'action est toujours proche de 100 %", annonçait ce vendredi Pierre Adams, délégué CGSP Siamu."La quarantaine d'agents présents ont presque tous été réquisitionnés", ajoutait-il.
La grève des pompiers se poursuit ce vendredi, seuls 37 sur 172 sont de gardeDes réquisitions que les syndicats dénoncent."Celles-ci sont faites de manière totalement irrespectueuse, en pleine nuit et en réveillant tout le voisinage comme s'il s'agissait d'une arrestation", déplore Frédéric Leroy, mandataire permanent SLFP."Certaines réquisitions sont déjà lancées pour la semaine prochaine, ceci met clairement en cause la volonté affichée d'arriver à un accord", ajoute Pierre Adams, délégué CGSP Siamu.
"Les pompiers s'effondrent"
Ce mouvement de colère sans précédent trouve ses racines dans un épuisement de longue date des pompiers bruxellois et un manque d'effectifs."Nous tournons à flux tendu. Ce n'est plus possible, les pompiers en arrivent à s'effondrer, purement et simplement. Cela entraîne des départs en maladie, qui amplifient encore davantage le problème", déplore Pierre Adams.
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