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    Jul 19, 2026

    Les pays du Moyen-Orient cherchent des solutions pour faire circuler le pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz

    Face à l'enlisement de la situation au Moyen-Orient, plusieurs pays réfléchissent à des routes alternatives pour la circulation du pétrole. C'est le cas de l'Irak qui veut réinvestir dans ses pipelines.

    Par Frédéric Says Publié le dimanche 19 juillet 2026 à 13:00

    L'Iran a vécu une nouvelle nuit de frappes américaines, après la mort de deux soldats dans la région dans des attaques iraniennes, depuis ce dimanche matin les pays du Golfe et la Jordanie sont en alerte. Une escalade de violence au Moyen-Orient qui rend caduques les discussions de paix, et le retour de la circulation dans le détroit d'Ormuz, alors que deux navires viennent encore d'être immobilisés par l'Iran.

    Face à l'enlisement de la situation, plusieurs pays réfléchissent aujourd'hui à des routes alternatives pour la circulation du pétrole, c'est le cas de l'Irak notamment, qui veut réinvestir dans ces pipelines. 95% des exportations irakiennes de pétrole avant la guerre transitaient par ce détroit d'Ormuz. Des exportations désormais bloquées, tout comme les recettes fiscales. Ainsi, le FMI prévoit une forte récession pour l'Irak cette année, alors les autorités de Bagdad veulent développer des oléoducs, autrement dit, acheminer le pétrole par des tuyaux et non plus par des bateaux, des pipelines qui passeraient par la Turquie et surtout par la Syrie pour pouvoir livrer ensuite notamment l'Europe.

    Un projet qui intéresse aussi les multinationales comme Total

    Un projet qui suscite l'intérêt des Irakiens bien sûr, mais aussi des grandes multinationales du pétrole. Patrick Pouyané, le PDG de Total, était justement en Syrie il y a 10 jours, où il a été interrogé par Radio France : "Si on veut investir au Moyen-Orient, il faut bien qu'on trouve des routes alternatives et ne pas dépendre que du détroit d'Ormuz. Donc on investit en Irak, quand je regarde la carte, il faut que je passe soit par Kurdistan-Turquie, soit par la Syrie".

    Mais cela est loin d'être fait : ce type d'infrastructure est extrêmement long à bâtir et coûteux, mais un protocole d'accord pour construire ces pipelines a été signé cette semaine entre le gouvernement irakien et la Maison-Blanche. Washington, parce que ce projet n'est pas seulement économique, il est aussi géopolitique. Il permettrait de contourner le détroit d'Ormuz et ferait perdre à l'Iran l'un de ses leviers de chantage les plus puissants : la possibilité de perturber le commerce mondial.

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